Trajet

Voici tout d'abord les étapes importantes de notre voyage:
Zürich > Chiang Rai - Huay Xai - Luang Nam Ta - Luang Prabang > Bangkok - Koh Samet - Bangkok > Singapour > Zürich

Misère euh d'neige

On a d'abord passé plus de 24h à Zürich d'où notre avion de Singapore Airlines ne pouvait pas décoller à cause du temps. Un moment rerouté vers Bangkok, la décision de rester en suisse tombera pendant la purge des réservoirs[1]. Passé donc la première nuit des vacances à l'intercontinental de Zürich. Le lendemain, comble de l'imbécillité Unique de notre aéroport, ils mettent l'avion allant à Singapour, le vol du jour même, à deux gates de là où l'on attend le nôtre depuis des heures. Pendant quelques secondes, on a pu croire que c'était le nôtre mais non. Et il décollera avant nous! Les gens de la compagnie ont dû appeler la police afin de contenir la haine de certains passagers. Haine amplifiée donc, à mon avis, par l'attitude des gens de Unique et de la compagnie[2]. Un porte-parole de swissport est ensuite venu nous dire que notre avion allait bien et qu'il allait arriver in a few minutes, ce qu'on savait déjà: on nous l'a répété de 10h à 16h! En effet, à 10h l'avion aurait dû être dégelé et prêt à partir mais on n'en verra le nez que vers 15h30. Qui donc nous a menti pendant tout ce temps? Parce que, que le premier jour il y ait eu impossibilité de partir, je veux bien: on voyait bien la neige tomber. Mais le second jour, dès le matin, les autres vols de la veille sont tous partis tour à tour. On pouvait donc décoller. Qui peut croire qu'il faut 6h pour retirer la glace d'un 747? Mon idée, c'est qu'il existe à Zürich, et dans tous autre Hub d'une compagnie, des priorités. Singapore Airlines a visiblement une priorité assez basse à Zürich. Cela dit, c'est juste mon sentiment car officiellement, il n'y a pas de priorité, dixit le chef d'escale Singapore Airlines à Zürich.

Efficacité asiatique

Partis avec 28h de retard, on s'est évidemment inquiété pour nos correspondances: à Singapour on doit prendre un avion de la même compagnie pour Bangkok où un avion de la Thai doit nous emmener au nord de la Thaïlande. Et bien c'est fou comme ces gens sont organisés: en arrivant à Singapour, des gens attendaient les passagers de notre vol avec des cartes d'embarquement pour le vol suivant. Rien à faire, pas de guichet à chercher, rien. Un peu plus d'une heure plus tard on quittait Singapour. À Bangkok, quasi le même topo: passage au guichet des transferts de la Thai et hop!, on a des cartes d'embarquement pour le prochain vol vers Chiang-Rai. Chapeau!

Passage de la frontière

Après une nuit passée à Chiang-Rai, on prend un bus vers Chiang-Kong. Là, on trouve facilement une agence proposant un forfait visa + traversée du fleuve + bus jusqu'à Luang Nam Ta[3]. Le temps de siroter un Lemon juice et on a notre visa. En allant vers la frontière, on passe une porte en bois notée Siam côté Thaïlande[4] et Indochine côté Laos. On traverse ensuite la frontière en bateau: le mékong. C'est impressionnant de passer une frontière aussi marquée qu'un fleuve. Plus encore quand on pense à l'aspect très fermé de cette frontière il n'y a encore qu'une quinzaine d'années.

Jungle trek

Nous nous sommes rendu à Luang Nam Ta avant tout pour aller marcher un peu dans le parc national Nam Ta. Sur place nous avons trouvé Green Discovery Laos qui propose plein de choses intéressantes. Nous avons opté pour le parcours Ban Nam Lai: 2 jours dans la jungle de montagne! Le soir venu, nous arrivons dans un village Akha où nous pourrons notamment mesurer les différences qui nous séparent de ces peuples des montagnes: pas d'électricité, pas même d'eau courante. Le village est plein d'enfants, de porcs, de chiens et de poules. Les femmes semblent tenir la maison alors que les hommes rentrent tard[5]. La nuit venue, les jeunes hommes passent un moment dans notre maison, ils semblent impressionnés par les chaussures de marche de nos co-marcheurs hollandais. Surtout que ces derniers leur ont fièrement dit qu'elles valaient $100 la paire; une somme considérable pour eux! À entendre notre guide, il y a autant de différences de vie entre lui et nous qu'entre lui et les habitants de ce village... On a fait peu de photos dans ce village. D'abord parce que les adultes -les femmes surtout- ne veulent pas être photographiés, et parce que je crois qu'aucune photo ne pourrait rendre compte de ce qu'est la vie là. Le lendemain nous faisons un dernier tour du village avant de repartir. Encore 5-6 heures de marche, avec pause repas au cours de laquelle nos guides font à manger dans des casseroles naturelles: des troncs de bambou de la taille d'obus de DCA! Lors du repas, il apparaît que notre guide, 25 ans, est moins bien informé que nous sur les guerres ayant eu lieu au Laos entre tout au long du XXe siècle. Fin de la marche à traverser des rizières.

On the road again

De Luang Nam Ta, nous partons pour Luang Prabang en bus, avec une étape à Udomxai. Les routes au Laos, faut compter en moyenne 30km/h. Comptez quatre heures pour faire 137km. Du coup, pour des distances tel que ce changement de ville, c'est une journée passée sur la route.

Luang Prabang

Étonnante ville: classée comme patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, elle est fort calme et plein de temples bouddhistes. Calme, c'est l'adjectif qui me revient en tête: cette ville, bien que pôle touristique du Laos, est calme. Même la rue des touristes, avec restos, cyber-cafés et agences de voyages, est calme. Probablement à cause du peu de circulation routière. Et ici, plus encore, c'est la fête des papilles! Je recommande plus que tout le restaurant indien Nazim. Miam!

Escapades

Depuis Luang Prabang, deux destinations rapides possibles, d'un demi-jour chacune[6]: les grottes de Pak Ou et les chutes de Kuang Xi. Les premières sont des cavités dans la roche au bord de la rivière, remplies de Bouddhas amenés par les villageois lors de la fête annuelle. Les secondes sont des chutes de 30 mètres avec un bassin naturel au bas et un autre à mi-chemin. Trop de monde, on va jusqu'en haut s'asseoir les pieds dans l'eau un moment.

Sortie du Laos

Plutôt que de faire 24h de bus pour relier Luang Prabang à Bangkok, on choisit un vol direct, un peu cher mais mieux vaut économiser du temps quand on ne part que quelques semaines. De Bangkok, on part directement vers Koh Samet, île proche de la capitale, histoire de se faire deux jours dans l'eau.

Koh Samet

Il paraît que c'était très tranquille ici, il y a quelques années. Ben c'est plus trop le cas! La nuit, musique des terrasses jusqu'à 2h du mat, très audible depuis les bungalows! Mais eau très chaude, soleil et Lemon juice nous font passer un bon moment tout de même.

Bangkok

Quelques jours dans la capitale avant de quitter le pays. Une ville étonnante. Tout le contraire de Luang Prabang, mais sympa[7]: 10 millions d'habitants, une heure de bus pour faire aéroport - centre ville, des bouchons sur les dizaines de grandes voies en ville et des tuk-tuk pour se déplacer à moindre frais. Le QG des voyageurs de tous poils, Khao San est comme une fête de chez nous, genre braderie ou vendanges mais ouvert 24h/24, 365 jours par an. On y trouve réellement de tout, pour pas trop cher pour autant qu'on tienne un peu tête au vendeur. Tout, y compris des produits illégaux comme des CD à $1 ou des logiciels à $3.

Singapour

Enfin, avant de rentrer, on a fait un stop de 12h à Singapour, ville très tranquille lorsque qu'on arrive de Bangkok!

Annexes

Notes

[1] Ils voulaient alléger l'avion afin de pouvoir décoller quand même dans ce temps.

[2] S'ils avaient mis le vol régulier dans un autre hall, on ne l'aurait pas vu et personne n'aurait su qu'il partait avant nous.

[3] Enfin, le bus, c'est ce qui était prévu. En fait on a fait 8h30 dans un tuk-tuk sur des routes non goudronnées; bonjour la poussière!

[4] Il faut savoir que, contrairement au Laos, Cambodge et Viet-Nam, la Thaïlande n'a jamais été colonisée.

[5] Un point commun avec chez nous tout de même, pour le meilleur et pour le pire.

[6] Mais je déconseille de les faire les deux le même jour.

[7] Pour 3 jours s'entend. Pour rien au monde je ne voudrais y habiter!