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Développeur d'applications online & administrateur système de serveurs GNU/Linux, Lol aime aussi écrire des histoires drôles et de drôles d'histoires.


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samedi 22 juillet 2006

Hafana Desmond

L'heure juste sonne à l'horloge de la cuisine lorsque deux policiers et la concierge entrent en force dans un appartement. Dans le couloir, un petit chat est couché, le pelage tremblant. L'agent Borsky s'en approche pour le caresser, mais le petit chat est mort. Ce tremblement, il s'en rend compte en voulant prendre le petit animal dans sa main, ce sont des centaines d'asticots qui le produisent en dévorant la petite bête de l'intérieur. Borsky se relève en se tapant les mains l'une contre l'autre dans un long soupir. Derrière, la concierge tourne de l'oeil : « 'Oh le pe.. Le pe...» '. Borsky lui fait signe de fermer la porte, ce qu'elle fait non sans être entrée.

Lorsque sa radio crache un message incompréhensible, Borsky répond machinalement « Non, non » avant de remettre le boîtier bruyant à sa ceinture. Avançant dans l'appartement derrière son collègue, l'agent Borsky jette un oeil à la concierge qui a fait quelques pas à l'intérieur de l'appartement. Elle se bouche le nez. C'est vrai que ça ne sent pas la rose ; on dirait une semaine de poubelles d'un restaurant « fast food » qui auraient mûri au soleil. Poussant une porte, l'agent y entrevoit un cabinet de toilette duquel sort de l'air frais. Au fond, la fenêtre est cassée et les bris de verre sont mélangés à un peu de sang que quelques petits oiseaux picorent. Peut-être est-ce même le leur, pense Borsky.

Sur le mur, des photos jaunies sous des verres crasseux entre lesquelles une famille de blattes s'en allait faire son marché, à moins qu'elle n'en revienne. Sur le palier d'une pièce, l'agent Marcao lance un jovial « Bonjour, madame Desmond ! » Quand Borsky s'approche, il voit un cadavre en état de putréfaction jonché sur le sol. La concierge avait pris les salutations pour argent comptant, la voilà qui vomit à l'entrée du salon. Borsky prend sa radio et demande une unité spécialisée. Marcao lui demande ensuite de venir dans la cuisine. Le frigo entre ouvert y fait office de nurserie pour les mouches alors que sur la table des centaines d'enveloppes souillées par les oiseaux et les chats montrent que la locataire ne devait plus lire son courrier depuis longtemps.

En attendant l'équipe médicale, les deux agents se mettent sur le balcon, seul endroit à l'air respirable. Marcao allume une cigarette que Borsky jette immédiatement par-dessus la barrière. La concierge semble aller un peu mieux, ils l'entendent quitter précipitamment l'appartement. Il est sept heures et demie du matin, la journée ne fait que commencer.

Partie suivante

Depeche Mode à Paléo

Bonne grosse claque mercredi 19 à Nyon. Superbe show avec projections et des lumières partout la scène, y compris sur les instruments. Une heure et demi entre le dernier album et le tout premier (Photographic) que 25 ans séparent. Depeche Mode reste un vrai groupe de rock, doublé d'un son parfaitement inimitable.

En plus, il faisait beau :)

Nos jours heureux

J'aurais aimé vous dire tout le bien que je pensais du film de Eric Toledano et Olivier Nakache, Nos jours heureux. Un vrai moment de détente en compagnie d'une fine brochette d'acteurs de la nouvelle génération.

Mais je dois tempérer mon enthousiasme car le site officiel du film est non seulement un site tout en flash, mais en plus il a besoin du plugin Flash version 8 (la toute dernière). Hors ce plugin, sur linux, n'existe pas. On a seulement à disposition la version 7. Je n'ai donc aucun moyen d'aller sur le site, parce que son webmaster a décidé que les gens comme moi n'avait pas à y aller, c'est pas pour les gens comme moi. Ben va chier dans ta caisse, webslave à deux balles.

Un site de merde

jeudi 13 juillet 2006

Cher Monsieur Zidane

C'est avec stupeur et dégoût que j'apprends vos ennuis actuels. Déjà que vous voilà presque à la retraite, à à peine 34 ans, avec, comme seul pactole, juste assez d'argent pour vivre chichement plusieurs millénaires. Déjà qu'un vilain camarade a dit du mal de votre famille, probablement même sans la connaître, et ce devant tout le monde[1]. Déjà qu'un arbitre aveugle a vu en vous un coupable quelques minutes avant la fin de votre stage en CDD. Voilà qu'en plus la presse internationale ne goûte que modérément vos explications sur cet incident de pelouse.

Je me mets d'autant plus à votre place, cher Zinédine, qu'il m'est arrivé à peu près la même chose: voilà quelques années un gérant de magasin me licenciait parce que j'avais parlé un peu sèchement à l'un de ses clients qui avait émis une opinion défavorable au sujet de l'un des produits vendus[2]. Je me retrouvai donc sans le sous et sans travail. Mais, et c'est là mon énorme coup de chance, dû à la bonne étoile que, manifestement et je le déplore, vous n'avez pas: la presse internationale en a alors peu parlé.

Quelle chance j'ai.

Notes

[1] Ici au sens propre.

[2] Mais je ne l'ai pas frappé. Moi, je vous parle de ça, c'était y'a longtemps, au siècle dernier. On ne frappait pas en ce temps-là.