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Développeur d'applications online & administrateur système de serveurs GNU/Linux, Lol aime aussi écrire des histoires drôles et de drôles d'histoires.


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samedi 16 juillet 2011

Mainstream

J'ai lu récemment[1] un ouvrage sympa, Mainstream, de Frédéric Martel[2]. Il y fait un état de la des cultures dominantes dans le monde; qui écoute quelle musique, qui va voir quels films, etc.

En fin de lecture, une question me vint : et moi? Et moi, suis-je Mainstream? Non pas dans ma consommation[3], mais dans ma production.

Aujourd'hui, j'écris une chronique hebdomadaire pour les radios locales. Je ne sais pas au niveau de l'audience de la radio[4], mais autour de moi c'est mitigé. La page Facebook de ma chronique a moins de fans que ce que j'y ai d'amis; c'est dire!

Il y a des années, j'ai lancé un site web à l'humour glacé et sophistiqué : fricheule.net. Armé d'un concept prometteur : la chronique d'un village de tarés menés à la baguette par un maire autoritaire, autocrate et dispendieux. Et pourtant, l'insuccès fut au rendez-vous! Personne, sauf quelques proches dont la moitié sont les gens qui m'ont aidé à le faire, n'a jamais entendu parler de ce site. Si je peux revendiquer un lecteur à l'étranger, que je ne connaissais pas avant, force est de constater que le produit n'intéresse pas. Ou ne se vend pas tout seul. Tant pis! C'est tout de même un endroit où je peux inventer n'importe quoi, déblatérer tranquillement, loin de toutes influences autres que celles dues à mon pauvre cerveau malade.

Il y a encore plus d'années, alors que j'étais permanent dans un lieu culturel, j'y ai organisé quelques-uns des plus beaux fours du lieu. Alors que mes compères, pros de la musique, bergers des foules et remarquables tacticiens, faisaient venir des artistes attirant plus de gens que la salle ne pouvait en contenir; moi je produisais des heures où il y avait plus de monde pour servir au bar que de membre du public dans la salle[5] Tant pis! J'ai pris beaucoup de plaisir aux soirées qu'ils organisaient; ma place était ailleurs. Et j'ai payé de ma personne, allant jusqu'à mettre en jeu ma propre console de jeu, dans un concours débile après avoir été lâché par mon sponsor.

Encore plus loin dans le temps, j'ai fait partie de ces groupes musicaux nés de la frustration de devenir ado et de ne pas avoir de petite copine. J'ai cessé de jouer de la guitare le jour où j'ai vu qu'en quelques jours mon frère jouait mieux que moi qui m'échinais sur ce foutu instrument depuis des mois. Je ne suis même pas allé jusqu'à faire un concert avec mes maigres accords arrachés à la nuit! Pourtant, je me voyais déjà, je tenais un concept pur et limpide: la rage de la sincérité et de l'inventivité pour palier au talent. Incompris, je restais. Plus tard, j'ai secondé, aux claviers[6], un pote qui jouait dans quelques bars dans des samedis qui me coutaient plus que ce qu'ils ne me rapportaient. Mes ajouts audacieux de samples débiles aux moment les plus inopportuns ne fera rire que moi. Match nul, sans le match.

Il y a deux façons d'analyser tout ça :

  1. Je fais dans la culture élitiste. La finesse de mon humour n'a d'égal que celle de l'annuaire de mon public. Il faut que j'élargisse ce petit public d'initiés.
  2. Je suis un gros nul et seuls quelques autres gros nuls se complaisent à apprécier mon travail. Je ferais mieux d'arrêter.

Bigre. Évidemment, la seconde solution est fausse, tout comme ma modestie! Reste que la première est un ramassis de vieilles excuses bidon régulièrement produites par tous ceux qui ratent leur public. Alors?

Alors rien. Avec un peu de bol, on redécouvrira mes oeuvres d'ici un ou deux siècles, je serai lu à l'université et on donnera mon nom à un lycée professionnel de seconde zone.

Bigre.

Notes

[1] Grâce à un collègue qui me le prêta. Joies du livre en vrai papier, on peut le prêter facilement. Nos petits-enfants ne voudront même pas y croire...

[2] ISBN : 978-2-0812-3617-2

[3] Cela fera éventuellement partie d'un article à venir!

[4] J'hésite à me renseigner, haha!

[5] D'autres, fort heureusement pour mon égo, ont aussi réussi ce triple lutz.

[6] Sampler et ordinateur.

samedi 12 juillet 2008

Au nom de tous les leurs

D'où viennent les noms propres de lieux géographiques? Qui décide du nom de telle montagne ou de tel lac? En fait, c'est un peu chaotique. Quelques exemples.

L'océan Pacifique

En 1520, Magellan, explorateur portugais, nomme ainsi l'océan à cause du temps calme rencontré en naviguant dessus. Mais notre héros est tout surpris de trouver un océan vide. Les seuls îlots qu'il approche ne lui permettent pas d'accoster. Du coup, tout son équipage est atteint des maladie alors en vogue dans ce genre de cas: scorbut et béribéri. Ils finissent quand même par arriver aux Philippines, notamment à l'île de Lapulapu. Mais les habitant de cette dernière ne voient pas les européens comme des amis et les attaquent. Magellan lui-même sera tué par une horde de sauvages à moitié nus qui, eux, ne l'étaient pas, pacifique. À noter près de cinq siècle plus tard, l'humour qui se cache dans l'expression Guerre du Pacifique, utilisée lors de la seconde guerre mondiale.

La Vilaine

Du temps des Francs[1], ce fleuve se serait appelé Vicenonia, le nom d'une déesse qui aurait signifié la "Victorieuse" ou la "Combattante". Au fil de l'histoire, le nom serait devenu Visnogne, Visnègne puis Vislaine avant de devenir, donc, la Vilaine. Quand même, se servir de l'histoire pour expliquer un passage de Victorieuse à Vilaine, faut oser!

Mount Maunganui

Cette montagne de Nouvelle-Zélande a un nom dit pléonasmique. En effet, en Maori, Maunganui signifie Montagne. C'est donc le Mont Montagne! Notons qu'il existe des centaines de cas identiques de par le monde: Mississippi signifie Longue rivière, Gobi signifie grand et sec, etc.

Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu

Les Néo-Zélandais savent aussi donner des noms plus originaux à leurs collines, hein! Pas facile à dire sans reprendre son souffle, même si on est du coin. Ce nom signifie Le sommet où Tamatea, l'homme aux gros genoux, le grimpeur de montagne, le marcheur invétéré, joua de la flûte à un être cher en Maori. Finalement, le Mont Montagne, c'est pas si mal :)

Parc national Kruger

Sis au nord de l'Afrique du sud, ce grand parc national doit son nom à Paul Kruger, qui, en 1896, fît en sorte que le parlement du Transvaal accepta la création de cet espace. Mais ce cher Paul n'a pas fait que ça dans sa vie, il est notamment connu pour avoir été l'un des principaux dirigeants de l'Afrique du sud à résister aux anglais[2]. Nationaliste, inspiré uniquement par les Saintes-Écritures, il a finit sa vie exilé en Suisse où il meurt en 1904. Il est question de rebaptiser le Parc Nelson Mandela.

Notes

[1] Le peuple, pas la monnaie!

[2] Guerres des Boers.

lundi 24 avril 2006

Le futur sans avenir

Il nous arrive à tous, parfois ou souvent, de faire des prédictions à côté de la plaque. Quand c'est avec trois potes au bar, c'est déjà pas terrible. Mais imaginez un peu que vous soyez très connu et très écouté... Sélection.

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vendredi 22 juillet 2005

Un jour en suisse

Que peut-il bien se passer un jour en suisse? On dit qu'il ne se passe jamais rien ici; je vais vous démontrer le contraire.

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lundi 28 mars 2005

Devenez riche grâce à internet

Pour ce faire, on va naturellement se déplacer dans une zone grise, située entre la plus parfaite légalité et la plus grande illégalité. L'emploi de procédés douteux est de rigueur: vous venez d'ailleurs d'être victime de l'un d'eux: le titre racoleur. Aurez-vous le courage de lire l'article?

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lundi 10 janvier 2005

Une balle dans le pied

C'est de notoriété publique: les humains font souvent de grosses conneries. Parfois, bien sûr, il le font exprès (guerres, etc) ou en se doutant bien des conséquences funestes possibles (pétroliers échoués, etc). Mais parfois, l'homme n'est pas même assez malin pour se rendre compte de la maxi-boulette qu'il est en train de faire.

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lundi 11 octobre 2004

Expressions vagues

Il est des choses qu'on dit comme ça, sans y penser vraiment. On appelle ça des expressions. Mon dico m'en donne la définition: ce qui est exprimé par le language. Ben voyons...

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