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Adieu DotClear, bonjour WordPress

18 juillet 2015

Eh oui, nouveau moteur de blog, nouveau look, etc. etc.

J’ai finalement fait le pas, malgré les ennuis de sécurité qui m’attendent (WordPress est bien plus utilisé donc plus de méchants qui font des outils pour le percer). Il faut encore que je peaufine le tout, mais c’est déjà tout à fait acceptable (Toujours selon mes standards :) )

Alea jacta est.

Et grâce à la magie des RewriteRules de Apache, les anciennes URLs sont converties automatiquement vers les nouvelles. L’URL d’un billet dans l’ancien blog mène tout seul au même billet sur le nouveau blog.

À travers la belle province

20 octobre 2014

Cette année, les grandes vacances, c’est le Québec en VR1)Un camping-car, comme on dit chez nous

IMAG1268

9m de long, 3.90 de haut (clic = plus grand)

On a pu voir tout un tas de panneaux routiers amusants

Paneaux Québec

Petit montage de panneaux dans lesquels nous ne sommes pas tombé (Clic = plus grand)

Temporary Poster-1J’ai adoré ce pays. Le nord, la nature, la grandeur2)On a fait ~2000km ce qui représente une toute petite partie du Québec qui, lui-même, n’est qu’une petite partie du Canada!, la folie aussi: on a par exemple vu une patinoire, avec un match de hockey dessus, dans un centre commercial! Ou encore un Quad avec, à la place du phare, une tête d’orignal3)Un élan, comme on dit chez nous! Et puis c’est le plus bel accent que le français ait. Le pays, tout de même, de François Pérusse, qui, via l’iPod familial, nous a accompagné durant tout le voyage.

On a pu, enfin, déguster leur poutine; c’est un délice absolu:

DSC03660

Voici notre tournée avec les principales étapes:

parcours

On a déjà prévu d’y retourner.

DSC04607

Notes   [ + ]

1. Un camping-car, comme on dit chez nous
2. On a fait ~2000km ce qui représente une toute petite partie du Québec qui, lui-même, n’est qu’une petite partie du Canada!
3. Un élan, comme on dit chez nous

De la fierté et de la honte

1 septembre 2014

Vous l’avez sans doute vu vous aussi, il n’est plus une votation en Suisse sans qu’au soir du résultat une petite partie des citoyens de ce pays prétende avoir honte d’être Suisse. Une fois les fans de la gauche, une fois les supporters de la droite. Ça leur fait toujours un point commun!

Mais qu’est-ce que c’est que ces histoires de débiles, ces réflexions de comptoir? Est-ce qu’on doit avoir honte d’être un homme quand Bertrand Cantat torgnole Marie Trintignant? Doit-on avoir honte d’être Belge quand sort l’affaire Dutroux? Faut-il avoir honte de fréquenter l’école quand un élève tire sur les autres au fusil? Faudrait-il, enfin, avoir honte d’acheter ses meubles chez Ikea si tel tueur en série en fait de même?

Non, non et non.

Si 1.53 million de Suisses (57.5 % des 53 % de votants) font un choix différent du mien lors d’une votation récente, c’est leur choix. Moi aussi j’ai choisi, j’ai voté, et je n’ai pas à avoir honte de l’opinion des autres. Je prétends même n’éprouver de la honte que sur mes propres actions, mes propres choix. Je n’ai besoin de personne pour avoir honte et personne ne doit se permettre de penser que je puisse avoir honte pour lui, lui faire honte.

Le plus amusant est de constater que nombre de ces personnes honteuses n’ont pas voté[1]! Mais par contre, pour ça, non, ils n’ont pas honte. Et moi je n’ai pas honte pour eux non plus; qu’ils se démerdent!

Et quant à parler de honte, parlons aussi de son contraire : la fierté. Pas plus que je n’ai honte d’être suisse ou d’être un homme, je n’ai pas de fierté d’être suisse ou d’être un homme. Comme pour la honte, je pense qu’il n’y a que sur mes choix, mes actions, que je puisse ressentir de la fierté.

Et comme je suis un humain tout à fait ordinaire, je dois dire que je n’éprouve que très rarement de la honte et de la fierté. Mes choix, mes actions m’emplissent normalement de sentiments plus mitigés, plus tempérés, moins extrêmes.

Notes

[1] Enfin, ceux qui pouvaient voter, naturellement. Nos amis étrangers sont ma foi exclus de ce genre de votations. J’espère qu’ils n’en ont pas honte.

Récup ancien ordi pour en faire un media center

31 juillet 2014

J’ai un ancien Mac Mini et j’ai décidé de le mettre au salon. Un simple câble DVI-HDMI et le tour est joué. Je m’en suis ensuite servi comme lecteur DVD. Quelle misère! Oui, car on peut faire beaucoup plus. Petite présentation.

Choix du logiciel

J’ai testé plusieurs choix pour, assez rapidement, m’arrêter sur XBMC. C’est un logiciel Open Source[1] et il permet notamment de:

  • Regarder les vidéos qui sont dans l’ordi
  • Écouter les fichiers audio qui sont dans l’ordi
  • Regarder les photos qui sont dans l’ordi
  • Regarder des vidéos qui sont sur le web (avec, par exemple, des plugins pour YouTube et DailyMotion)
  • Écouter de l’audio depuis le web (radios, podcast, etc)
  • Regarder des photos qui sont sur le web (Avec, là aussi, des plugins pour certains sites de photos)
  • Regarder la télé et gérer son enregistreur DVR (ayant la télé et l’enregistreur par ailleurs, je n’ai pas du tout testé)
  • Regarder des DVD (à condition que l’ordi ait un lecteur, bien entendu)
  • Regarder des DVD sans disque (Images disques ISO, etc)

Et surtout, surtout, il permet de se servir de son smartphone et de sa tablette (iOS & android) comme télécommande[2]!

Enfin, XBMC existe pour Mac, Windows et Linux. Donc quelque soit le système de l’ordinateur à recycler, pas de problème. Il est même installable sur les petites boxes android, sur Apple TV et sur Rasberry Pi.

Utilisation

La classe. Une tablette ou un smartphone en main, hop, hop, dans les menus. On peut soit:

  • Utiliser le mode télécommande de l’app XBMC et on pilote ainsi ce qu’on voit à l’écran
  • ou alors faire des recherches directement sur le mobile/tablette et ensuite voir le résultat sur la TV

Par exemple, on peut utiliser le plugin YouTube pour chercher des vidéos. Et une fois une vidéo regardée, un petit vu s’affiche sur la vignette. On sait toujours ce qu’on a déjà vu.

Il est ainsi possible de voir sur sa télé une quantité de choses autrefois réservées à l’ordinateur: podcasts, YouTube, DailyMotion, etc. De plus, une floppée de plugins servent à facilité l’accès à certaines données. Par exemple, un plugin TV5Monde permet d’avoir accès aux nombreuses vidéos disponibles sur leur site.

Épilogue

Je dois encore ma familiariser avec l’outil mais les possibilités sont nombreuses et il n’est pas très compliqué d’y accéder.

J’ai ainsi pu me faire toute la série de l’excellente chronique d’AlloCiné, Faux raccords[3].

Notes

[1] Sous licence GPL

[2] En passant par le réseau WiFi

[3] Les 60 derniers via le flux dispo chez Apple, les plus anciens via YouTube

Papaoutaitai ??

3 novembre 2013

J’ai déjà raconté ici mon histoire avec mon géniteur[1]. 5 ans déjà. 5 ans de plus durant lesquelles j’ai moi-même avancé dans ma vie de papa, notamment avec un second enfant il y a 4 ans. 5 ans de plus à ne pas comprendre ce qui a pu arriver au mien pour qu’il se fût foutu pareillement de ses propres enfants.

Récemment, un chanteur belge a fait une chanson qui doit résonner dans les têtes de pas mal des enfants élevés par leur mère seule : Stromae et son titre Papaoutai.

On croit toujours qu’on est devenu plus fort, qu’on a passé ça, que c’est du passé. Et c’est vrai. Mais se retrouver dans la situation identique, être devenu papa, fait apparaître un angle nouveau de cette histoire: et moi? Être un meilleur papa que ne le fût le mien est en soi un objectif des plus simples à atteindre. Mais après? À quel point suis-je meilleur? Juste un peu meilleur; vraiment meilleur? Juste un peu moins méchant, un peu moins con? On manque de repères, c’est peu de le dire!

Et puis, avec le temps, apporter à mes enfants, c’est constater tout ce que mon père n’a pas fait. Donner de l’amour montre tout celui dont on a été privé. Comment a-t-il pu détester ça au point de vouloir éviter d’avoir à le faire? Le mystère demeure. Et moi, j’ai ma réponse en voyant le visage de mes enfants quand je répare une épée de pirate, quand je n’oublie pas d’ajouter une chanson dans un player MP3, quand j’arrive déguisé à la fête d’Halloween…

Cirque de merde

20 juillet 2013

Ouais, c’est un peu dur comme titre. Mais en même temps, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas averti, amis lecteurs!

Je déteste le cirque. Quand j’étais enfant, il arrivait que quelqu’un de notre entourage se prenne des envies de bonne action et nous paie un billet pour le cirque. Quelle horreur!

Et voilà les chevaux, cataploc, cataploc, avec la jolie écuyère qui tient debout sur le cheval, cataploc cataploc… Ah mais combien j’ai espéré qu’elle se ramasse la tronche par terre, celle-là! Ah, mais non, ce n’est pas encore fini, encore un tour sur un pied, un sans les mains…

Enfin, c’est terminé, voici venir les clowns! Chouette, paraît que c’est drôle! «Oh, mais bonjour monsieur tire-la-gueule, une photo?» Hop!, pouet-pouet, l’appareil photo gicle le second clown, le triste parait-il. Moi je les trouve tous deux tristes et carrément nuls. Des grosses godasses pour un tout petit chapeau: de gros pieds et un tout petit cerveau.

Et vas-y que ça continue avec les éléphants, toujours avec la jolie écuyère, cette fois assise sur une trompe. Ta-tata tata-tada-tata!

Puis vint le moment de tendre le filet de sécurité, les acrobates sont dans la place. Deux hommes forts pour une dame toute frêle. Deux trapèzes et une boule de nerfs de 40 kilos max qui se trimbale entre les deux géants suspendus par les genoux. Brrr… Tout le monde s’arrête de faire du bruit, des fois qu’on rate un cri ou le bruit de la chute dans le filet. De gauche à droite; de droite à gauche, les sauts d’une homme à l’autre sont ponctués d’un effet sonore que pousse l’orchestre. Roulements de tambour occupent l’espace sonore pour le reste du spectacle. Tu deviens dingue au bout de 45 secondes. Mais faites taire ces musiciens d’opérette de cirque et laissez ces acrobates stopper ce numéro qui, bien que très réussi, était, du coup, plutôt pénible. Ta-Pssshhh!

Ajoutez à cela la dame contorsionniste qui arrive à rentrer dans sa propre poche, le jonglage comique qui ne fait pas même rire le jongleur et le monsieur Loyal qui nous tue les tympans depuis le début. Beurk.

Seule bonne nouvelle: il y avait un entracte. Mais ça fait cher la glace…

La Corée du Nord

19 novembre 2012

Je reviens de Corée du Nord et je dois dire que j’ai adoré ce pays. Ses paysages, son peuple, son ambiance, son silence… Quelle étrange sensation! J’ai pas bien fait attention sur place mais une fois revenu, je constate que ce charmant pays s’est installé dans mon esprit. J’en garde comme un souvenir sur la peau.

Pourtant, je n’y suis resté que 6 jours, je ne devais en faire que 4, mais il faut bien ici parler de coup de foudre. Je vais vous raconter cette fabuleuse aventure par le détail, là, juste ici dessous, au paragraphe prochain, si, si: regardez:

Bon, je dois bien vous avouer que j’ai été invité, avec d’autres blogueurs, à visiter ce formidable pays. Invités par le ministère de la Positivité Nord Coréen; un insigne honneur réservé, vous vous en doutez bien, à l’élite du léchage de bottes numérique. À nous donc le voyage tous frais payés.

Le vol est indirect au départ de Zürich, Genève, Bâle ou la Blécherette. En moins de 8 étapes et 45 heures de vol, on se pose à l’aéroport international de Sunan. Enfin, à quelques kilomètres de l’aéroport, dans les rizières typiques où notre Antonov a réussi à se poser avec un moteur en feu. Moins de 12h après, un bus venait nous chercher et nous amenait directement à notre hôtel guest house case. Génial, pas de formalités d’entrée!

Avant que je vous montre les quelques photos que j’ai été autorisé à sortir, il faut savoir que la Corée du Nord est un pays vraiment très sympa où tout le monde est heureux; je ne sais plus si je vous l’avais déjà dit.

Avion

Avant qu’il ne brûle, notre avion tout confort. Notez la grande place pour les pieds. Ah, on est bien loin des Airbus et Boeing tout étriqués!

Camping

Voici Kim, c’est le concierge du camping

Le Marché

(On a acheté des fleurs qui sentaient très bon auprès d’une très gentille vendeuse).

Resto

On a drôlement bien mangé dans un super restaurant très sympathique tenu de main de maître par des gens extrêmement serviables et dévoués. On a eu le droit d’aller visiter le frigo la cuisine:

Ensuite Kim nous a fait une blague: il a dit aux autres concierges qu’on était pas en règle pour qu’ils nous arrêtent! Du coup, on a pu faire 2 jours de plus dans un hôtel un peu exigu mais sympa avec des gardiens serviteurs drôlement gentils. Il a un sacré sens de l’humour, sacré Kim LOL PTDR XD :) Après un court de tatouage et une tentative de record du monde de durée sans boire ni manger, on nous a dit que l’on pouvait sortir mais que, malheureusement, nos porte-feuilles avaient été égarés. Pour se faire pardonner, le directeur de l’hôtel nous offre une séance de sauna, merci!

Après quelque heures à l’ambassade de Chine pour des babioles administratives avec l’attaché de l’ONU sur place, on a pu reprendre un avion bateau train une voiture une charette à foin pour passer la frontière avec la Chine d’où on a pu prendre un vol de retour.

C’était trop court! 4 6 jours c’est pas assez pour se rendre compte à quel point ce pays est intéressant, j’ai vraiment hâte d’y retourner avec quelques amis pour visiter le reste du pays qui, dit-on là-bas, n’est pareil à nul autre. J’espère que je vous aurai donné envie d’y aller vous aussi, mais à vos frais. Prenez beaucoup d’argent tout est un peu cher là-bas (Ex: $140 pour une carte postale et $60 pour le timbre); c’est vraiment un pays riche de tout!

Bisous

Chambrelien, sute comique

25 septembre 2012

Ce jour dans le journal local:

Hahaha, mais c’est pas vrai bande de tarés, mais assumez votre connerie au moins! Ceux qui ont voté non et qui regrettent et/ou qui y ont vu un vote sanction contre le gouvernement peuvent manger leur caca. Les élections, c’est au printemps prochain et d’ici là, vu leur Q.I. ils auront déjà oublié…

Chambrelien, tout le monde attend

23 septembre 2012

Adieu donc RER, le plus court chemin en transports en commun entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel passera encore longtemps par Chambrelien, sa gare vide et sa jolie vue. Les votants ont-il vraiment tous lu l’article de loi concerné ou certains se sont-ils cantonné à ingurgiter les publicités faites par les deux camps à grands renforts de francs suisses?

Le résultat c’est d’abord un encouragement à l’utilisation de la voiture, avec tout ce que cela comporte. Car la bonne vieille tuture ne passe pas -du moins pas encore!- par Chambrelien. Alors vive la voiture, vive le prix de l’essence, les bouchons, la pollution et les accidents de la route. Peut-on vraiment faire des économies en offrant un service de transports publics obsolète? Où est-ce que cela nous mène?

Ensuite, nos enfants. Le RER ne devait pas voir le jour la semaine prochaine, c’est donc dans tous les cas d’avenir dont on parle. Nos enfants qui, lorsqu’ils seront étudiants, et ce ne sera probablement pas dans le haut vu que les écoles descendent aussi[1] auront donc deux alternatives à ce chemin de croix de détour de chiottes:

  1. acheter un scooter, une moto, une voiture et faire le chemin sur la route. Hiver compris… Entre le risque d’accident et le fait qu’il est difficile de travailler au volant ou au guidon, et si on y ajoute le prix de l’essence, la solution semble rapidement impraticable.
  2. prendre un studio dans le bas. Accès direct aux écoles du bas et aux trains directs vers le reste du pays. Mais que de frais, toutes les familles ne pourront pas payer un second loyer.

Le gouvernement pourrait lancer une troisième alternative: que Trans’N mette en place un service de bus entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel. Mais peut-on réellement espérer des bonnes décisions venant de ce gouvernement et des nouveaux transports en commun du canton? Quand était-ce, la dernière bonne nouvelle venant de ces institutions publiques?

À ce stade, une solution meilleure saute aux yeux : toute la famille part habiter dans le bas. On y trouve un véritable hôpital, des écoles supérieures, des trains rapides vers Lausanne Genève et Berne Zurich. Est-ce voulu ou non, et si oui par qui, je ne sais. Mais on dirait que le but est de vider le haut, d’y laisser juste un groupe de petits vieux partis à la montagne pour sa santé. On pourra rigoler quand ils nous diront que, oh, c’est dommage, les jeunes quittent les montagnes, bouhouhou. Et puis des entreprises continueront de s’installer plutôt en bas, vu ces avantages, cela continuera. Du coup, moins de travailleurs, moins d’entreprises, moins de rentrées d’argent dans le haut. Et donc hausse des impôts pour continuer à fournir le même niveau de services dans ce front pionnier. Quand même une augmentation d’impôts mais pas de RER. Le bingo Neuchâtelois: loose-loose.

Puis tant qu’on y est, quitte à déménager, pourquoi rester dans ce canton? Nos enfants ne méritent-ils pas mieux?

Notes

[1] Et, elles, sans passer par Chambrelien.

La proie

25 mai 2012

J’adore Albert Dupontel. Y’a des artistes comme ça, sans qu’on sache exactement pourquoi[1], ils font partie de notre vie. Pour vous comme pour moi, il y en a quelques-uns. Pour moi l’un d’entre eux c’est Albert.

J’avais raté La Proie au cinéma[2] je l’ai vu grâce à Canal+ qui offrait quelques jours de gratuité sur la câble. Quelle belle claque! Je ne soufflerai pas un mot de l’histoire, vu que c’est un Thriller et que pour ce genre notamment, moins on en sait, mieux c’est. Une très jolie histoire de deux scénaristes débutants au cinéma, Laurent Turner et Luc Bossi. Débutants au cinéma, mais ayant écrit pas mal d’épisodes pour le télé; ça a du bon la télé quand même quand on peut avoir des gars qui écrivent des Soeur MarieThérèse, des Lulu Vroumette et des Navarro et qui ensuite peuvent développer quelque chose d’un peu plus… inattendu.

Un dernier mot sur la musique. Magnifique. Faites-vous votre idée: La Proie, générique de fin C’est écrit par Noko, un des Apollo 440[3].

Notes

[1] Haha!

[2] Si toutefois il est passé par ici; pas sûr.

[3] Étonnant, non?

J’ai -à nouveau- le temps

21 octobre 2011

Oui, j’ai le temps. Je le vois, là, à mon poignet. Moi qui n’avais plus de montre depuis plus de 15 ans, me revoici avec un bout de métal serré dans du cuir au poignet gauche.

Et j’ai le même modèle que celui que j’avais à l’époque[1] : une ChromaChron :

(Il y est 12:30 environ)

Cette approche me plait toujours autant; je n’ai pas changé.

Vous l’aurez compris, cher public et amis, ma montre n’est pas précise. Avec un peu d’entrainement et de bonnes bases de trigo, on arrive à être à 7 minutes et 30 secondes près (1/96 de cercle, 3° 45′). D’où le slogan du fabricant à l’époque, La montre qui a le temps. Et, du coup, son propriétaire un peu aussi. La montre faite pour celles et ceux qui abhorrent que leur ordi fasse un bruit quand un mail arrive! Y a pas le feu au lac!

Notes

[1] Et que j’avais perdu entre-temps, d’où nouvel achat.

Mainstream

16 juillet 2011

J’ai lu récemment[1] un ouvrage sympa, Mainstream, de Frédéric Martel[2]. Il y fait un état de la des cultures dominantes dans le monde; qui écoute quelle musique, qui va voir quels films, etc.

En fin de lecture, une question me vint : et moi? Et moi, suis-je Mainstream? Non pas dans ma consommation[3], mais dans ma production.

Aujourd’hui, j’écris une chronique hebdomadaire pour les radios locales. Je ne sais pas au niveau de l’audience de la radio[4], mais autour de moi c’est mitigé. La page Facebook de ma chronique a moins de fans que ce que j’y ai d’amis; c’est dire!

Il y a des années, j’ai lancé un site web à l’humour glacé et sophistiqué : fricheule.net. Armé d’un concept prometteur : la chronique d’un village de tarés menés à la baguette par un maire autoritaire, autocrate et dispendieux. Et pourtant, l’insuccès fut au rendez-vous! Personne, sauf quelques proches dont la moitié sont les gens qui m’ont aidé à le faire, n’a jamais entendu parler de ce site. Si je peux revendiquer un lecteur à l’étranger, que je ne connaissais pas avant, force est de constater que le produit n’intéresse pas. Ou ne se vend pas tout seul. Tant pis! C’est tout de même un endroit où je peux inventer n’importe quoi, déblatérer tranquillement, loin de toutes influences autres que celles dues à mon pauvre cerveau malade.

Il y a encore plus d’années, alors que j’étais permanent dans un lieu culturel, j’y ai organisé quelques-uns des plus beaux fours du lieu. Alors que mes compères, pros de la musique, bergers des foules et remarquables tacticiens, faisaient venir des artistes attirant plus de gens que la salle ne pouvait en contenir; moi je produisais des heures où il y avait plus de monde pour servir au bar que de membre du public dans la salle[5] Tant pis! J’ai pris beaucoup de plaisir aux soirées qu’ils organisaient; ma place était ailleurs. Et j’ai payé de ma personne, allant jusqu’à mettre en jeu ma propre console de jeu, dans un concours débile après avoir été lâché par mon sponsor.

Encore plus loin dans le temps, j’ai fait partie de ces groupes musicaux nés de la frustration de devenir ado et de ne pas avoir de petite copine. J’ai cessé de jouer de la guitare le jour où j’ai vu qu’en quelques jours mon frère jouait mieux que moi qui m’échinais sur ce foutu instrument depuis des mois. Je ne suis même pas allé jusqu’à faire un concert avec mes maigres accords arrachés à la nuit! Pourtant, je me voyais déjà, je tenais un concept pur et limpide: la rage de la sincérité et de l’inventivité pour palier au talent. Incompris, je restais. Plus tard, j’ai secondé, aux claviers[6], un pote qui jouait dans quelques bars dans des samedis qui me coutaient plus que ce qu’ils ne me rapportaient. Mes ajouts audacieux de samples débiles aux moment les plus inopportuns ne fera rire que moi. Match nul, sans le match.

Il y a deux façons d’analyser tout ça :

  1. Je fais dans la culture élitiste. La finesse de mon humour n’a d’égal que celle de l’annuaire de mon public. Il faut que j’élargisse ce petit public d’initiés.
  2. Je suis un gros nul et seuls quelques autres gros nuls se complaisent à apprécier mon travail. Je ferais mieux d’arrêter.

Bigre. Évidemment, la seconde solution est fausse, tout comme ma modestie! Reste que la première est un ramassis de vieilles excuses bidon régulièrement produites par tous ceux qui ratent leur public. Alors?

Alors rien. Avec un peu de bol, on redécouvrira mes oeuvres d’ici un ou deux siècles, je serai lu à l’université et on donnera mon nom à un lycée professionnel de seconde zone.

Bigre.

Notes

[1] Grâce à un collègue qui me le prêta. Joies du livre en vrai papier, on peut le prêter facilement. Nos petits-enfants ne voudront même pas y croire…

[2] ISBN : 978-2-0812-3617-2

[3] Cela fera éventuellement partie d’un article à venir!

[4] J’hésite à me renseigner, haha!

[5] D’autres, fort heureusement pour mon égo, ont aussi réussi ce triple lutz.

[6] Sampler et ordinateur.