abstraction , F - (transf.) :
= métonymie qui désigne un objet ou un phénomène par une qualité abstraite
| Il avait l'impression de n'être qu'une petite transparence gélatineuse qui tremblotait sur la banquette d'un café. (J.-P. Sartre) |
allégorie, F - (transf)
|
= composition symbolique faite de plusieurs éléments qui forment un ensemble cohérent et renvoient terme à terme au contenu signifié. V. métaphore filée. |
La Mort, lorsqu'elle est représentée comme un squelette armé d'une faux. |
allitération F- (phon.)
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= répétition de sons identiques dans une suite de mots. V. harmonie imitative |
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue et que j'aime et qui m'aime. (P. Verlaine) |
anacoluthe , F - (synt.)
|
= rupture ou discontinuité dans la construction d'une phrase. La phrase commencée est oubliée et fait place à une autre parce que l'esprit de l'auteur est pris par autre chose que la suite rigoureuse de sa pensée ou la suite grammaticale de sa phrase. |
Le nez de Cléopâtre, s'il eût
été plus court, toute la face de la terre
aurait changé.
(B. Pascal)
Ce que je viens de raconter. (J. de La Fontaine) |
anaphore , F - (disp.)
|
= structure dans laquelle un même mot commence les propositions ou les phrases. |
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet Quand le vent est au rire quand le vent est au blé Quand le vent est au sud écoutez-le chanter. (J. Brel) |
antiphrase, F - (transf.)
|
= forme d'ironie qui consiste à dire l'inverse de ce qu'on veut laisser entendre. |
Les Grecs appelaient par antiphrase les redoutables Furies les Euménides, c'est-à-dire les Bienveillantes, afin de se les concilier. |
antithèse, F - (disp.)
|
= rapprochement dans le discours d'idées ou de mots opposés. |
Ils étaient usés à quinze ans Ils finissaient en débutant. (J. Brel) |
antonomase, F - (transf.)
|
Les Quarante pour l'Académie Française. |
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C'est un Adonis. Si Schweppes et pourtant si différent. (Publicité) |
aphérèse, F - (phon.)
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= suppression de l'initiale d'un mot. V. métaplasme |
Bus pour autobus. |
apocope , F - (phon.)
|
= suppression de la finale d'un mot. V. métaplasme. |
Prof pour professeur. |
apostrophe , F - (disp.)
|
= interpellation d'une personne ou d'une chose personnifiée. |
O rage, ô désespoir, ô vieillesse
ennemie! (P. Corneille) |
calembour, M - (phon.)
|
= jeu de mots fondé sur une similitude de sons recouvrant une différence de sens. |
Shell que j'aime. (publicité) |
catachrèse, F - (transf.)
|
Lorsque le terme métaphorique est accepté dans le langage commun comme un terme propre ("figure éteinte") il devient le seul terme convenable pour désigner l'objet. |
Les ailes du
moulin. La plume du stylo |
chiasme, M - (disp.)
|
= disposition inversée (Sujet-Verbe puis Verbe-Sujet, par exemple).
http://www.lettres.net/files/chiasme.gif |
Les mariniers me voient vieillir Je vois vieillir les mariniers. (J. Brel) |
Voir cette figure en langage iconique ?
L'antanaclase est une variété de chiasme dans lequel l'inversion joue sur des vatiations de sens.
(in M. Yaguello)
circonlocution, F - (transf.)
|
= phrase qui, traduisant un embarras réel ou simulé, allonge l'expression tout en l'obscurcissant. V. périphrase |
Nous avons l'honneur de vous informer que votre candidature, qui a retenu toute notre attention, ne figurera pas cette année parmi celles que nous considérons comme devant être réservées en priorité. (dans H. SUHAMY) |
comparaison, F - (disp.)
|
= rapprochement de concepts par un lien grammatical pour les faire ressemblants. |
Ils parlent de la mort comme tu parles d'un fruit, Ils regardent la mer comme tu regardes un puits. (J. Brel) |
contrepet, contrepèterie
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= interversion des lettres ou des syllabes d'un ensemble de mots spécialement choisis afin d'en obtenir d'autres dont l'assemblage ait également un sens, de préférence burlesque ou grivois. |
Il vaut mieux un tapis persan volé qu'un tapis volant percé. (Goscinny) |
diérèse, F - (phon.) .
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= dissociation des éléments d'une diphtongue V. métaplasme. |
Patience, je demande à vohar. (Queneau) |
disjonction, F - (disp.) ou asyndète :
|
1. = omission des mots de liaison* dans une même phrase. V. parataxe. 2. = séparation de mots qui se complètent et ne sont pas normalement disjoints. |
Femmes, moine, vieillards, tout était
descendu;
L'attelage suait, soufflait, était
rendu. (J. de La Fontaine) |
élision, F - (phon.)
|
= suppression de la finale d'un mot V. métaplasme. |
La gueul' d'un bonz' qui n'm' revient qu'à moitié. (Jarry) |
ellipse, F - (disp.)
|
= suppression d'un mot qu'exigerait la grammaire; ou d'un élément du récit. |
Depuis une semaine que nous nous connaissions, je ne quittais guère le petit docteur au taxi mauve. Un coup de foudre réciproque. (M. Déon) |
enjambement, M - (disp.)
|
= construction qui rejette la fin d'un vers au début du suivant. |
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde Chuchote. Souviens-toi ! - Rapide, avec sa voix D'insecte; Maintenant dit : Je suis Autrefois. Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde ! (Ch. Baudelaire) |
énumération, F - (disp.)
|
= énoncé une à une des parties d'un tout. |
Adieu veau, vache, cochon, couvée. (J. de La Fontaine) |
épiphore, F - (disp.)
|
répétition d'un même mot à la fin de plusieurs propositions qui se suivent pour obtenir un effet de renforcement ou de symétrie. |
Avec une stupeur désolée, il constatait que même sans Lucio Predonzani, le monde continuait à tourner comme avant; que le soleil se levait et se couchait comme avant, comme avant les domestiques secouaient leurs tapis le matin, les trains fonçaient, les gens mangeaient et s'amusaient, et la nuit les garçons et les filles s'embrassaient, debout, contre les grilles sombres du parc, comme avant. (D. Buzzati) |
euphémisme, M - (transf.)
|
= expression atténuée d'une réalité désagréable.V. litote |
Elle a vécu, Myrto, la jeune Tarentine. (= elle est morte) (A. Chénier) |
gradation ascendante, (disp.)
|
= disposition des termes selon une importance croissante |
Va, cours, vole, et nous venge. (P. Corneille) |
gradation descendante, (disp.)
|
= disposition des termes selon une importance décroissante. |
Les vieux ne bougent plus (...) leur monde est trop petit Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit. (J. Brel) |
harmonie imitative, (phon.)
|
= évocation du son produit par la chose signifiée V. allitération. |
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? (J. Racine) |
hendiadyn, M - (disp.) ou hendiadis
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= deux mots compléments sont coordonnés. |
Penché sur l'onde et sur l'immensité. (V. Hugo) |
hiatus, M - (phon.)
|
= rencontre de deux sons vocaliques produisant un effet disgracieux. |
J'arrivai ici hier. |
homéotéleute, F- (phon)
|
= répétition d'un son ou d'un groupe de sons à la finale de plusieurs mots successifs. |
hypallage, F - (transf.)
|
= déplacement d'un épithète auprès d'un mot qu'il ne détermine pas ou accord grammatical d'un adjectif avec un autre nom que celui qu'il complète logiquement. |
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire. (A. de Lamartine) |
hyperbate, F - (disp.)
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alors qu'une phrase paraît finie, on y ajoute un mot ou un syntagme qui se trouve ainsi mis en évidence |
En outre Godefroi fera annoncer dans toute son armée que le moindre pillage sera immédiatement puni de mort. pour plus de garantie encore, Coloman demande à Godefroi de Bouillon de lui confier son frère Baudouin de Boulpogne pendant la durée du périple. A titre d'invité de la cour hongroise, bien sûr. Et d'otage. (J.-C. Guillebaud) |
hyperbole, F - (disp.)
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= figure d'exagération, énoncé dans lequel l'expression dépasse la pensée. |
Le marché du siècle. Verser un torrent de larmes. |
Voir cette figure en langage iconique ?
hypocorisme, M - (transf.)
|
= figure surtout morphologique par laquelle on manifeste de l'affection par des diminutifs ou des appellations apparemment dépréciatives. |
Petit brigand. Gros nigaud. Crème d'andouille. |
image
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= terme générique désignant les comparaisons et les métaphores. |
interrogation oratoire, (transf.)
|
= formulation d'une idée sous forme interrogative immédiatement suivie de la réponse. V. question rhétorique. |
Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ? Que ce soit aux rives prochaines. (J. de La Fontaine) |
inversion, F - (synt.)
|
= modification de l'ordre habituel des mots, désigne surtout l'échange des positions entre verbe et sujet quand il n'est pas obligé. V. hyperbate. |
Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé. (La Marseillaise) |
ironie, F - (transf.)
|
Ce procédé consiste à dire le contraire de ce que l'on pense de telle manière que le lecteur ou l'auditeur comprenne le sens caché de cette raillerie. |
Au terme d'une longue série de malheurs, Oreste dit, dans Andromaque de Racine : Oui, je te loue, ô ciel, de ta persévérance. |
litote, F - (disp.)
|
= négation de l'idée contraire à ce qui doit être exprimé. V. euphémisme |
Ce petit vin n'est pas mauvais. |
métaphore, F - (transf.)
|
= transfert de sens d'un sens propre à une autre signification selon une comparaison qui se fait dans l'esprit et qu'on n'indique pas (terme concret dans un contexte abstrait) V. personnification, réification, symbole. |
L'espoir fleurissait. Il pleure à gros bouillons . (J. Brel) |
Découvrez un site entièrement consacré à la métaphore étudiée dans une optique transdiciplinaire. (http://www.info-metaphore.com)
La métaphore filée
|
= construction cohérente au long de laquelle dans un même texte, une même image sert de thème conducteur développé de façon prévue et imprévue. V. allégorie. |
métaplasme, M - (phon.)
Tous les procédés qui altèrent le mot par adjonction, suppression ou inversion de sons ou de lettres.
V. aphérèse, syncope, apocope ou élision, diérèse, métathèse, synérèse.
métathèse, F - (phon.)
|
= déplacement de lettres ou de sons V. métaplasme. |
La moitié ed la France. |
métonymie, F - (transf.)
|
métaphore particulière; = extension du sens d'un mot pour désigner des réalités qu'unit un rapport de concret à abstrait, de contenant à contenu, de signe à chose signifiée. V. métaphore, abstraction, synecdoque |
Et chaque meuble se souvient Dans cette chambre sans berceau Des éclats des vieilles tempêtes. (J. Brel) |
mot-valise, M - (phon.)
|
= néologisme créé par fusion de deux mots aisément identifiables dont la finale de l'un est identique ou presque à l'initiale de l'autre. |
Un téléaphone, un microcodile. |
onomatopée, F - (phon.)
|
= mot formé par un procédé phonétique, interjection ou mot formé par redoublement de syllabes |
(...) son troupeau Bouffer la soupe froide Et ça fait des grands flchss. (J. Brel) |
oxymoron, M - (disp.) ou antilogie, F
|
= antithèse paradoxale, alliance de mots qui rend une fine nuance de la pensée au moyen d'une expression en apparence contradictoire. |
Nous parlons en silence D'une jeunesse vieille. (J. Brel) |
parabole, F - (transf.)
|
= récit allégorique chargé d'une leçon morale ou religieuse |
La parabole du bon Samaritain. |
paradoxe, M - (transf.)
|
= formulation d'une pensée qui paraît illogique ou contraire aux données de l'expérience ou immorale, et qui pourtant contient une vérité piquante et éclairante. |
Le soupir d'une jolie fille s'entend plus loin que
le rugissement d'un lion.
(Proverbe arabe) |
Voir cette figure en langage iconique ?
parallélisme, M - (disp.)
|
= disposition symétrique. |
Jojo, Ce soir comme chaque soir Nous refaisons nos guerres Tu reprends Saint-Nazaire Je refais l'Olympia. (J. Brel) |
parataxe, F - (disp.)
|
= construction caractérisée par l'accumulation de phrases juxtaposées. V. disjonction. |
Je suis là, je la suis, Je n'ose rien pour elle... (J. Brel) |
paronomase, F - (phon.)
|
= rapprochement de mots paronymes = très proches par le son mais de sens différents : honneur / horreur. |
(...) qu'ils aillent offrir au champ d'horreur Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître. (J. Brel) |
périphrase, F - (transf.)
|
= expression d'une idée, d'un objet -qu'un seul
mot sert habituellement à désigner- par un
groupe de mots qui les définissent et les
expliquent. |
Le brin d'herbe sacré qui nous donne le pain. (A. de Musset) |
personnification, F - (transf.)
|
= métaphore par laquelle un objet est considéré comme animé, un animal comme une personne. ANT. réification. |
Et passent les cocotiers qui écrivent des
chants d'amour (...)
(J. Brel) |
pléonasme, M - (disp.)
|
= redondance, addition d'un terme dont le sens est déjà présent dans l'énoncé. |
Je l'ai vu de mes yeux, je l'ai entendu de mes oreilles . (Littré) |
polysyndète, F - (disp.)
|
= répétition des mots de liaison. |
Et quelques pas de deux et quelques pas de danse Et la nuit est soumise et l'alizé se brise Aux Marquises. (J. Brel) |
prétérition, F - (disp.)
|
= l'auteur exprime ce qu'il feint de passer sous silence. |
Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure La perte de ses doigts morts au champ du labeur De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé Je n'en parlerai pas Il vaut mieux glorifier le chat de la voisine. (Y. Montand) |
prolepse, F - (transf.)
|
= réfutation d'une objection que l'on émet soi-même. |
Bien sûr le temps qui va trop vite, Ces métros remplis de noyés, La vérité qui nous évite, Mais, mais voir un ami pleurer. (J. Brel) |
prosopopée, F - (transf.)
|
= discours prêté à des défunts ou à des objets inanimés. |
La Ballade des Pendus de François Villon. |
question
oratoire ou
q.
rhétorique, (disp.)
|
= énoncé qui transmet des certitudes sous forme de questions posées à un auditoire que l'on suppose acquis à l'avance. |
Sans amour, sans amour Qu'est-ce que vivre veut dire ? (J. Brel) |
réification, F - (transf.)
|
= métaphore par laquelle un être animé est traité comme un objet, une personne comme un animal ou un objet. ANT. personnification. |
Laisse-moi devenir L'ombre de ton ombre L'ombre de ta main L'ombre de ton chien. (J. Brel) |
répétition, F - (disp.)
|
= redite, retour de la même idée, du même mot ou groupe de mots. V. allitération, anaphore, épiphore, pléonasme. |
(...) l'autre (...) Qui fait ses petites affaires Avec son petit chapeau Avec son petit manteau Avec sa petite auto. (J. Brel) |
syllepse, F - (synt.)
|
syllepse grammaticale : = substitution de l'accord logique à l'accord grammatical. |
On est tombés d'accord.
|
|
syllepse de sens : un même mot est employé à la fois dans les deux sens : propre et figuré. V. zeugme |
Le capitaine de gendarmerie tenait qu'on s'embarque tous les quatre, plus les toutous, dans la "quatre cent trois" qu'il vient de se payer. Une voiture nouvelle, ça vous transporte les premiers jours! (J. Audiberti) |
symbole, M - (transf.)
|
= élément ou énoncé descriptif ou narratif susceptible d'une double interprétation sur le plan réaliste et sur le plan des idées. |
Brûler d'une possible fièvre (...) Aimer jusqu'à la déchirure (...) Tenter, sans force et sans armure, D'atteindre l'inaccessible étoile. (J. Brel) |
syncope, F -(phon.)
|
= suppression d'une partie intérieure du mot. V. métaplasme. |
B'soir Msieurs Dames. (Queneau) |
synecdoque, F - (transf.)
|
= extension du sens d'un mot, utilisation de la partie pour le tout, de la matière pour l'objet, du pluriel pour le singulier, du nom propre pour le nom commun, du nom commun pour le nom propre. (Plusieurs auteurs assimilent la synecdoque à la métonymie.) |
Et puis il y a la toute vieille Qu'en finit pas de vibrer Et qu'on n'écoute même pas [...] Ce que ses pauvres mains racontent. (J. Brel) |
Voir cette figure en langage iconique ?
synérèse, F -(phon.) V. métaplasme.
|
= prononciation groupant en une seule syllabe deux voyelles contiguës d'un même mot. |
Août prononcé [ut] au lieu de [a-ut] |
trope communicationnel, M -(transf.)
|
= ce procédé consiste à feindre d'adresser un énoncé menaçant à quelqu'un d'autre que celui auquel on le destine véritablement. |
Dans "La femme du boulanger" de Marcel Pagnol, le mari trompé fait des violents reproche à la chatte qui s'est absentée du domicile, mais semontre plein d'attention pour sa volage épouse qui en est bouleversée. |
zeugme
ou
zeugma
ou
attelage,
M - (disp.)
|
= un terme concret et un terme abstrait sont compléments d'un même mot. V. syllepse
|
Tout jeune Napoléon était très maigre et officier d'artillerie plus tard il devint empereur alors il prit du ventre et beaucoup de pays. (J. Prévert) |
mise à jour : 28.11.2004