Nouvelle vague

Nous voici dans la deuxième vague de la COVID-19[1]Notez que personne ne parle de la seconde vague . Entre les anti-masques, les pro-confinement, il est dur de se faire un chemin et, de là, une idée précise. De plus, je n’ai pas fait, moi, ce cursus en épidémiologie de 3x 6min sur facebook, alors forcément, je ne suis pas un spécialiste…

Toute cette haine, toute cette arrogance, sur les réseaux dits sociaux[2]Jamais un truc aura porté un nom aussi loin de sa signification précise , dans certains médias, dans la rue. Certain.e.s, on le voit, tentent d’exister, voire de se profiler pour une carrière à venir, et pour cela tout est bon, même, et surtout, raconter n’importe quoi tout partout, sans avoir jamais, évidemment, ouvert le moindre livre sur le sujet traité.

Il est loin le monde des années 80 avec leur insouciance, leur soif de progrès et leur mixité, elle, sociale. Chacun se radicalise, souvent même sans le vouloir, sans le remarquer.

Jean-Pierre est un gros con, il croit vraiment que […][3]Remplacez avec tout ce que vous voulez Gasp.

Au milieu de tout ça, l’excellent Alain Mabanckou:

On va dépasser la polarisation (…) si on explique aux gens que nous ne devons plus vivre dans une époque où nous minimisons ce qui nous fédère et exagérons ce qui nous divise.

https://twitter.com/amabanckou/status/1321199281022251008?s=20

Et en même temps, en le lisant, je me dis que c’est vain, trop tard. Chacun se replie sur sa nation, sa région, sa ville, son quartier, sa maison, son cocon…
Même sans COVID, le tableau est bien plein: Trump, la Pologne, l’islamisme radical, le climat, la malbouffe, les guerres picrocholines de la politique locale et j’en passe. On retourne dans le moyen-âge vitesse plein pot, tournant le dos aux Lumières et certains sont heureux du voyage. Quel gâchis.

Je discutais l’autre jour avec un vieux pote habitant un pays voisin. Il me disait qu’il regardait beaucoup de films de science-fiction ces temps. « Moi aussi », lui dis-je. Et de se dire que la vie en ce moment est tellement loin de nos espérances qu’il nous faut des histoires du fond de la galaxie pour se changer les idées.

Interstellar, Ad astra, Solis, Rogue One, rien de très amusant ni optimiste, mais suffisamment loin pour qu’on se laisse déconnecter, au propre comme au figuré, de la doxa d’un moment qui ne fait que durer.

Car oui, cette chère culture, comme disait François Pérusse, est un des quelques moyens de se reposer la tête. J’ignore si Fast and Furious 19 c’est de la culture, j’ai aussi raté le cursus en Analyse et critique des arts et de la culture en trois tweets. Mais ça par exemple:

Ne serait-ce pas l’une des plus belle chanson au monde? Est-ce que ça ne fait pas du bien de s’arrêter trois minutes, fermer les yeux et écouter l’un des nombreux bons titre de Pet sounds?

Pour un peu, j’aurais presque envie de croire en l’humain!

Notes

1 Notez que personne ne parle de la seconde vague
2 Jamais un truc aura porté un nom aussi loin de sa signification précise
3 Remplacez avec tout ce que vous voulez

A propos lolz

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J’