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« Et toi, comment tu occupes tes journées? »

On l’a un peu tous entendu, celle-là, durant cette crise du coronavirus. Ma réponse est sans appel: « je travaille ».

C’est l’occasion de montrer aux enfants que bien des humains ne voient le monde qu’au travers de leurs propres yeux: si moi je ne travaille pas, personne ne travaille. Ce syndrome de déformation de la réalité a une source ma foi bien connue: l’égocentrisme. Seule leur vision est la bonne, seul leur avis compte, leur expérience est la plus grande et la meilleure, et ainsi de suite ad nauseam.

C’est ce qui en fait, en 3 secondes, des experts en pandémie, en politique, en budget public, en mécanique automobile, en informatique, etc.

Si c’est un sentiment au départ bien humain –on sait notamment que les bébés pensent, sans y penser, être le centre du monde– il est de mise, ensuite, pour une grande partie d’entre nous, que ce sentiment s’en aille et fasse place à des formes d’altruisme et d’empathie plus ou moins développées.

Et si on peut toujours trouver d’indécrottables égoïstes vindicatifs au café du commerce et sur facebook notamment, ils sont relativement1)mon côté optimiste n’est pas tout à fait mort peu nombreux. Mais on a tous une part d’égocentrisme inconscient et placide, celle qui nous préoccupe ici et dont il est un combat constant que d’essayer de s’en détacher, à condition de la conscientiser.

Apprendre à voir le monde au travers des yeux des autres est un cheminement qui, s’il n’est pas naturel, est néanmoins salutaire quelque soient vos opinions. Cela n’implique pas que nous partagions les opinions des autres, mais juste que nous tenions compte non seulement de leurs opinions, mais aussi de leurs réalités. Vendeurs ou enseignants, policiers ou politiciens, grands patrons ou ouvriers. C’est aussi ça, la solidarité, non?

Notes   [ + ]

1. mon côté optimiste n’est pas tout à fait mort

Le monde de demain…

… quoi qu’il advienne nous appartient, chantaient les NTM. Et c’est toujours vrai. Mais qu’est-ce que nous voulons dans le monde de demain? Je lisais hier, je cite de mémoire:

Gérard Depardieu est en ce moment assez remonté contre le président de la République Emmanuel Macron

Non, mais vraiment, qui cela intéresse-t-il? La mégalomanie de certains membres d’une élite largement auto-proclamée doit-elle automatiquement trouver, en face, l’avidité des masses pour les nouvelles people et leurs cortèges de vérités forfanteries ?

On a beaucoup critiqué, non sans raison, les réseaux sociaux et voici que la presse se transforme en interface entre ces réseaux sociaux et leur lectorat. Plus d’enquête, plus d’avis, juste des copier/coller de Facebook vers le journal. Ça sent le sapin car tôt ou tard, les gens vont voir qu’ils peuvent avoir les vérités quotidiennes de Gégé en direct, sur le grand ternet, sans passer par la case presse.

On a aussi celles et ceux qui gloussent sur Insta, trouvant normal de nous montrer leur vie fantasmée, érigée en exemple pour nous autre, pauvres gens abrutis, incapables de reconnaître le bien du mal, le bon du mauvais. Ils définissent le beau, le drôle et le chic. Foutaises! À chacun son beau, à chacun son drôle, c’est ça le vrai chic!

Ailleurs, ce sont d’aimables professeurs retraités qui passent du côté sombre en invectivant un peu tout le monde, via Twitter, du haut de leur tour d’ivoire qui se délite. Tenants d’un ancien monde, leur ancien monde, où certains voyaient en eux des phares, ils ne sont plus que de piteuses boussoles qui indiquent le sud. Qui donc peut-il être intéressé par les avis rageurs de ces aigris? Le monde de demain n’a pas besoin de leurs vociférations, qu’on les laisse donc en paix, ouste!

Si la crise du coronavirus peut servir, outre pour l’écologie ou le consommer local (Mais pour ces deux, j’ai malheureusement bien peu d’espoir, hélas), ce pourrait être de faire table rase de toute une cohorte de penseurs qui ne pensent à pas grand-chose sauf à eux-même. Politiciens, artistes, youtubeur ou instagrameuse, philosophe ou héros, dévissons gentiment les piédestaux. Il est vrai que notre déférence à leur égard pendant des décennies les a conforté dans ce rôle. Mais il est grand temps de nous émanciper. Au revoir! Adieu!

Télé 3.0

Il y a plus de 13 ans, je passais à la télévision 2.0, ce fût un sacré pas.

Aujourd’hui, j’ai arrêté notre abonnement et on va rendre la box TV. Alors, oui, notre opérateur a, de mon point de vue, complètement raté le virage du streaming: il a proposé, timidement, principalement en allemand, des programmes en streaming au forfait il y a quelques années et depuis son offre s’amenuise de mois en mois. Parallèlement, son offre en pay-per-view s’agrandit: on voit bien où ils vont.

En même temps, nos habitudes ont changé: plus personne dans la famille ne regarde la télé en direct depuis longtemps et, depuis notre abonnement à un grand nom du streaming1)C’est d’ailleurs notre opérateur TV qui nous a poussé dans les bras de cette société américaine en ne tenant pas ses promesses en termes de programmes en streaming et l’ajout d’un NAS où sont stockés tous nos DVDs, on ne regarde presque plus le replay télé.

Reste qu’on va continuer à profiter des programmes de la RTS et d’arte principalement, via le replay sur leurs sites respectifs ainsi que leurs apps sur iPad. Et on va continuer à avoir une vie ailleurs que devant les écrans qui, on le voit bien de nos jours, finissent par nous enfermer quand on consomme de trop.

On perd France Télévisions, dont le replay n’est disponible qu’en France. Oui, on pourrait se prendre un VPN pour avoir une IP en France mais à quoi bon, quand les bons programmes (films, séries et documentaires) finissent souvent par arriver ailleurs ?

On en a profité pour stopper l’abonnement de téléphone fixe, autre vestige d’un temps, chez nous à tout le moins, révolu.

E la nave va

Notes   [ + ]

1. C’est d’ailleurs notre opérateur TV qui nous a poussé dans les bras de cette société américaine en ne tenant pas ses promesses en termes de programmes en streaming

Sport!

Après des séances de découverte puis d’initiation depuis l’automne dernier, j’ai finalement rejoint officiellement un club sportif. Qui l’eût cru?!

Je me suis déjà blessé au bras gauche, au nez et j’ai parfois mal aux doigts de la main droite. Mais non, je ne fais pas de la boxe!

Je me suis mis au tir à l’arc. Un vieux rêve. Comme quoi il faut toujours les garder dans un coin!

Une fois où j’étais en forme, à 12.5m

Merci donc aux membres du club de m’avoir appris les bases et plus avec un recurve. Je compte bien m’améliorer cette année, je vous redonnerai des nouvelles. Je vais aussi aller me choisir un arc dans un super magasin, mais pas avant la fin de la saison de ski 😃

En série…

Il est un bien culturel autrefois vilipendé qui a acquis une certaine noblesse récemment, que ce soit de la part du public et des critiques: la série télé.

Continuité des histoires, profondeur des personnages, on est maintenant assez loin de, mettons, Cosmos 1999 ou des 5 dernières minutes.

Cela dit, la série qui trône sur la plus haute marche de mon podium est plus vieille que moi: Le Prisonnier. Je dois au moins cela aux frères Bogdanoff, d’avoir permis à ma génération de (re)découvrir cette série extra-ordinaire, dans tous les sens du terme. Ce fût pour moi la découverte d’une certaine forme de liberté, du pouvoir et des effets de sa concentration en quelques individus. Je suis un individualiste, au sens de Rousseau et de Descartes, et je le dois pour partie au Prisonnier.

Ensuite, les Bogdanoff nous ont montré La Quatrième Dimension et ça s’est mis, aussi, eh oui, sur la première marche de mon podium. Qui n’en avait d’ailleurs qu’une seule! Avec notamment son sens de la chute, cette série m’a donné bien des claques. Le rapport aux temps (l’épisode du gars qui fait du train et fini par se rendre compte qu’il est dans une maquette qui fait toujours le même tour!), le rapport aux autres (l’épisode du gars qui aime bien lire seul qui finit par être le seul survivant d’une guerre atomique et, devant tout ce temps pour lire, casse ses lunettes), bref, du tout grand art. Et une bonne manière de retourner, chaque semaine, le cerveau!

Courtesy Everett Collection

Ensuite, j’ai mangé des séries sans retrouver cette sensation. Starsky & Hutch, Magnum, Alf, X-Files, Sex & the City, House M.D., etc. De bons divertissements, mais pas plus.

Jusqu’au jour où… Sur la deuxième marche de mon podium1)Oui, j’agrandis, je bricole, Breaking Bad. Cette série réunit, à mon goût, plusieurs points: l’histoire tout d’abord est réellement originale. Le traitement est tiré au cordeau, la photo est superbe et, plus que tout, il n’y a pas de héros, au sens mythologique. De plus, la série a une vraie fin. Sublime, forcément sublime.

© AMC

Enfin, tout récemment, une série française a trouvé le chemin de mon podium, sur la 3e marche donc. Souvent maladroites, les séries françaises, notamment policières, n’ont pas trouvé grâce à mes yeux. Jusqu’au Bureau des légendes, donc. Un réalisme effréné, une ambiance étouffante et, pourtant, une humanité authentique, avec ses nos bons et ses nos mauvais côtés. Magnifique.

© Canal+

Espérons maintenant que le cinéma se réveille et arrête de nous pondre des Fast & furious 27 ou Iron Man 12. Ou alors on va regarder nos séries en salle ?

Notes   [ + ]

1. Oui, j’agrandis, je bricole

Transferts, synchronisations et sauvegardes du dimanche

Quand on est informaticien et qu’on a compagne et enfants, tous utilisateurs de nombreux joujoux informatiques, la place de chef IT1)technologie de l’information, tout ce qui concerne l’informatique, quoi. familial nous échoit.

Je fais sans doute plus attention à tout cela que certains responsables IT au sein de PME. Voici un de mes secrets: la mission du dimanche soir:

Ma compagne et moi avons chacun un ordinateur, un téléphone et une tablette. Chacun des enfants a une tablette. Les films et photos de famille doivent aller dans les deux ordinateurs et dans les quatre tablettes (automatiquement, uniquement les fichiers des 3 derniers mois). Les téléphones et tablettes doivent être sauvegardés dans les ordinateurs. Les ordinateurs doivent être sauvegardés vers un disque externe. Il faut donc faire certaines tâches dans un certain ordre.

  1. Transfert de toutes les photos (appareils photos, téléphones, etc) vers mon ordinateur et celui de madame.
  2. Synchronisation et sauvegarde des téléphones et tablettes vers les ordinateurs2)tout ce qui est à madame sur le sien, le reste sur le mien.
  3. Sauvegarde des deux ordinateurs vers un disque réseau.

À la fin, on a donc toutes les données à au moins deux endroits et tout le monde peut voir les photos du week-end sur sa tablette.

Notes   [ + ]

1. technologie de l’information, tout ce qui concerne l’informatique, quoi.
2. tout ce qui est à madame sur le sien, le reste sur le mien

And his hame was Marcel Gotlib…

Voilà déjà près d’un an qu’il est décédé. Marcel Gotlib, avec Coluche, Desproges et Pérusse, avait aiguisé ma curiosité, mon sens de l’humour et mon rapport aux autres et à la vie en général.

Mais il avait aussi redéfini l’espace même de présentation de son art, la page de BD:

Ses pages sur le pélican, le fou de Bassan, les misérables ou encore les grands moments historiques de la farce restent à jamais gravés dans mon esprit malade. Isaac Newton a pour moi définitivement les traits qui lui prête Gotlib.

Un petit souvenir : une interview de Gotlib sur TV5

Bon pied, bon œuf

J’étais l’autre jour dans un de ces magasins au logo orange, au rayon des œufs.

Curieux des écarts de prix, je me retrouve devant trois choix:

Le fameux Premier Prix.

Élevage au sol, ça signifie les pattes dans le caca:

Alors, oui, c’est mieux que les cages sur les cages sur les cages (méthode dite en batterie), mais à peine.

Ensuite, second prix:

Ici, il est noté élevage en plein air sur le carton. Cela peut signifier plusieurs choses. Comme ça:

Mais ça peut aussi être un grand hangar duquel sort une piste extérieure de quelques mètres qui, dans les faits, ne permet pas à toutes les poules d’aller voir le soleil ou sentir la pluie. La directive NaturaFarm stipule:

Le poulailler doit être équipé d’une aire à climat extérieur (parcours couvert, aire extérieure, jardin d’hiver). L’aire à climat extérieur doit être une zone extérieure couverte, au moins ouverte sur un côté et pourvue d‘une clôture ou d’un filet brise-vent en treillis métallique ou synthétique.
Enfin, 3è prix qui m’est ici proposé:

En gros, les conditions sont les mêmes que pour l’élevage en plein air, mais la nourriture doit être presque exclusivement biologique.

Enfin, j’achète moi mes œufs ailleurs, ils me viennent d’un producteur local, respectueux des animaux et de ses clients 1)Livrés par http://www.labelbleu.ch/

Et le prix me demanderez-vous? Eh bien:

Comme quoi…

 

Références:

Le triomphe des œufs bio et des œufs d’élevage en plein air suisses (OFAG)

Directive Œufs Coop Naturafarm

Notes   [ + ]

1. Livrés par http://www.labelbleu.ch/

Social, vraiment?

Vous connaissez Facebook et les autres réseaux dits sociaux. Leurs buts semblent n’être que de rendre service à leurs utilisateurs et ce, tout à fait gratuitement.

Qui va investir des millions de dollars pour offrir le bonheur aux gens? On parle un peu ces temps de la montés de l’inculture crasse; celles et ceux qui croient que ces entreprises font cadeau de leurs services sont des cas désespérés! Le business de ces réseaux est très clair: c’est la vente d’espaces publicitaires ciblés. Vous mettez souvent sur Facebook que vous aimez un truc: une publicité relative sera sur votre page. Vous habitez telle localité: des publicités locales apparaitront sur votre page.

Et ce nouvel eldorado publicitaire, qui rapporte tant à ces entreprises, qui le finance? Tous ceux qui mettent de la publicité. De très grandes entreprises mondialisées et de petites PME locales. Et l’argent que mettent ces entreprises pour apparaitre sur Facebook, elles ne le mettent plus dans la presse régionale, dans les événements sportifs et culturels locaux. Ces petites entreprises, pourtant redevables au tissu économique régional, investissent leur argent dans d’énormes multinationales dans le but de toucher… local bien sûr!

Et que vous cliquiez ou pas sur ces pubs, Facebook s’en moque un peu car une grande partie des publicités sont facturées à l’affichage. La pub est affichée, hop!, l’annonceur paie. Que vous regardiez ou pas, que vous cliquiez ou pas, il a payé. Des millions de francs, ou de dollars, quittent ainsi nos petites entreprises régionales pour aller garnir les comptes en banque de ces géants du web, avec une promesse en échange: on va parler de vous à des gens qui pourraient bien être intéressés.

Et vous, regardez-vous les publicités sur Facebook? Si non, alors quelqu’un près de chez vous paie pour rien.

Mon premier bot pour telegram

Vous connaissez telegram? C’est un peu comme WhatsApp mais avec plus d’avantages et moins d’inconvénients.

Parmi les avantages, le fait qu’une API permet aux programmeurs de faire des robots. J’en ai donc fait un et vous invite à l’utiliser:

@Dictonbot

Il permet de recevoir le dicton du jour une fois, comme ça, pour voir, ou alors de s’abonner pour recevoir chaque jour le dicton du jour à midi.

Il permet aussi de recevoir un petit mp3, contenant le dicton du jour dit pas un authentique robot 😀