Archives de catégorie : Cinéma/TV/Lire

Ce que j’ai vu ou lu.

Nos jours heureux

J’aurais aimé vous dire tout le bien que je pensais du film de Eric Toledano et Olivier Nakache, Nos jours heureux. Un vrai moment de détente en compagnie d’une fine brochette d’acteurs de la nouvelle génération.

Mais je dois tempérer mon enthousiasme car le site officiel du film est non seulement un site tout en flash, mais en plus il a besoin du plugin Flash version 8 (la toute dernière). Hors ce plugin, sur linux, n’existe pas. On a seulement à disposition la version 7. Je n’ai donc aucun moyen d’aller sur le site, parce que son webmaster a décidé que les gens comme moi n’avait pas à y aller, c’est pas pour les gens comme moi. Ben va chier dans ta caisse, webslave à deux balles.

Un site de merde

Lettre à mes amis propalestiniens

Il est, depuis longtemps maintenant et principalement en europe, de bon ton d’être touché par la détresse des palestiniens dont les maisons sont détruites et les oliviers déracinés. Il est également de bon ton de fustiger Israël voire les juifs du monde entier pour la peine faites aux palestiniens[1]. Se risquer à dire que, peut-être, les palestiniens ne sont pas tout blancs et les israëliens pas tout noirs est fort mal vu dans dans bien des cercles aux idéologies parfois antinomiques. Le journaliste Luc Rosenzweig place tous ces gens dans une contrée virtuelle: la propalestine. Équivalent de la prochine et de la prosovietie des années 60-70 pour les années 2000.

Loin de dire que les gentils sont très méchants et les méchants très gentils, ce livre met notamment en perspective des faits souvent présentés liés. Par exemple: est-ce que, si Israël sortait de toute la cisjordanie et de Jerusalem-Est, les gens d’Al-Quaeda arrêteraient-ils de terroriser le monde? Si non, alors pourquoi se sert-on de l’excuse du peuple palestinien pour expliquer Al-Quaeda? L’auteur démonte ainsi certains des raccourcis populaires, entretenus par les élites de tous bords et remonte le temps sur un demi-siècle de politique et de journalisme européen.

Au final on a bien l’impression que le jour où la Palestine existera, ces gens se tourneront vers un autre combat idéologique fantasmé.

Lettre à mes amis propalestiniens sur le site de l’éditeur

Notes

[1] Et pour plein d’autres maux dont on en fait les coupables; mais ça sort du sujet traité ici.

Ice Age

Alors que tout le monde parle du numéro deux, actuellement en salle, j’ai eu l’occasion, grâce à mon collègue tramelot, de voir le premier opus en cercle de plastique.

Animation de synthèse 3D pendant 1h30, c’est toujours aussi jouissif. Tout y est: l’humour foldingue, les jeux d’yeux, vrais gentils et faux méchants[1]. Dommage juste qu’il y a le côté tire-larmes et violons.

Un petit d’homme est sauvé de la mort par un clan pour le moins hétéroclite: un mammouth, un paresseux et un tigre des glaces. Le paresseux est plutôt pour qu’on le rende à ses pairs.

Aimable divertissement à regarder avec ou sans enfants.

Notes

[1] On ne soulignera jamais assez le rôle de précurseur joué par Toy Story sur le genre.

Le convoyeur

Un bon thriller français de Nicolas Boukhrief avec Albert Dupontel, Jean Dujardin et François Berléand.

Après trois braquages et neuf morts, la société de transport de fonds La Vigilante est au bord du dépôt de bilan et une société américaine doit la racheter. Les employés voient arriver le nouveau, un type bizarre que les employés peinent à cerner. Que veut ce type, a-t-il un rapport avec les précédent braquages?

À la fin du film, une question lancinante: qui d’autre que Dupontel pour ce genre de rôle? Bien que meilleur qu’à l’habitude, Dujardin ne convainc pas totalement[1]. Berléand s’en sort bien dans un rôle qu’il doit affectionner; ce type est vraiment bon dans plein de registres!

Le convoyeur, site officiel, sorti en DVD.

Notes

[1] Mais il a du potentiel, plus que ce que Brice de Nice peut montrer, c’est clair.

Magazines

La presse quotidienne est à chier: que ce soit la presse écrite, radiophonique ou télévisée. La course au scoop, au témoin-clé, à celui qui a la plus grosse et la reconversion de stagiaires en simili-journalistes pas-chers ont disqualifié -à mes yeux- tout journalisme quotidien. Par contre, j’aime bien le travail de certains, dans les formats hebdomadaire ou mensuel, tant sur papier qu’en radio ou à la télévision.

Il est bizarre que plein de gens ne soient pas abonnés à des magazines, alors qu’ils en achètent régulièrement en kiosque. Dans notre pays où tout est plus cher qu’ailleurs juste comme ça[1], on devrait tous s’abonner. Mais il faut bien choisir, car on signe pour un an.

Sur papier, je suis abonné à trois mensuels:

  • Linux Journal
    • Le seul magazine informatique intéressant. Si, si! Les autres mag Linux -anglophones et francophones- oscillent entre magazine pour les débutants fait par des débutants et agrafons 60 pages copiées/collées depuis l’internet. Quand aux journaux Mac, le niveau est au-dessous des canalisations d’égouts. Si, si, j’insiste. J’ai récemment acheté le petit dernier: je me suis arrêté à la page 20 après avoir vu plus d’une erreur par page en moyenne. (Et ne parlons pas de magazines Windows: je n’en vois pas l’utilité).
  • Géo
    • Non seulement Géo nous parle des pays et des peuples de la terre, mais le tout est richement illustré de photos magnifiques. Seul point négatif: je vide mon compte en banque à faire des voyages dans des pays que le magazine m’a donné envie de visiter 🙂
  • L’Histoire
    • Le regard de l’historien est à l’opposé du journalisme quotidien. Parfois loin des préoccupations actuelles, parfois si près qu’on se dit que l’humain n’apprend jamais rien et reproduit systématiquement les mêmes erreurs.

Manque plus qu’un bon magazine humoristique et j’aurai fait le tour de mes centres d’intérêts principaux!

Notes

[1] Exemple: un magazine coûtant € 3.80 en France, € 4 en Belgique est à 8.- en Suisse (soit € 5.20). Je n’en vois pas l’ombre d’une bonne raison.

Palais royal

L’histoire de Lady Di revue et corrigée par Valérie Lemercier: une roturière devient princesse et fait plus ou moins bien face. Quand elle apprend que son prince en pince[1] pour une autre, elle déballe une vengeance vacharde et amusante.

L’actrice-scénariste-réalisatrice est entourée de Catherine Deneuve, Lambert Wilson, Michel Aumont ou encore Michel Vuillermoz et Gilbert Melki. Un régal pour les yeux et les oreilles! Seule la fin me laisse sur la mienne[2].

Notes

[1] Tiens, il est tard.

[2] Très tard…

La moustache

Un film au propos extraordinaire, jouant sur une dualité mal définie, un miroir sans teint. Si j’ai adoré jusqu’au moment du départ à Honk-Kong. J’ai du me perdre ensuite ou m’endormir sur le ferry. Faudrait peut-être que je lise le livre pour mieux comprendre le dénouement, mais l’envie manque.

Une critique plus positive

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