Lolette III

Et nous voici sur le nouveau serveur, Lolette, troisième du nom!

Celui-ci est un peu spécial. Une image valant mille mots:

Voici à gauche la première Lolette, au centre la précédente -en service depuis octobre 2005- et à droite la nouvelle.

C’est un mini pc, à faible consommation énergétique[1], le T1 de chez Aleutia. Une machine avec un disque 2.5″ de 160G, 2G de RAM et un processeur ATOM à 1.6GHz. Largement suffisant pour propulser trois blogs, quelques sites et quelques comptes e-mail. Et assez aussi pour me permettre de bricoler 🙂 Pas de lecteur CD, largement inutile dans un serveur.

Bien entendu, c’est debian GNU/Linux qui tourne n’dans, on ne change pas une équipe qui gagne.

Long life, my cyber-friend!

Notes

[1] 16 watts au max!

En famille dans le Languedoc

Un an après être partis avec Soren ayant 3 semaines, on est partis cette année avec Soren ayant un an. Ça change bien les vacances, cool! C’est très agréable de se dire que certaines choses, ben on ne les refera plus. Plus besoin d’expliquer aux gars de la sécurité de l’aéroport que oui, il nous faut garder un thermos d’eau tiède!

Nous sommes donc partis dans le Languedoc-Roussillon. Comme d’hab, on est parti en avion : Genève-Toulouse et on a loué une voiture sur place[1]. On a habité dans un gîte à Sigean, à quelques km de Narbonne et on a bien voyagé dans la région : Carcassonne, Montpellier, Narbonne mais aussi Olargues et Mons[2], Cabrespine ou encore la réserve africaine de Sigean où l’on peut voir des choses assez extraordinaires :

Et quand il fait trop chaud, on va à l’ombre, sous la montagne :

Voilà, les vacances sont finies, mais on est d’ores et déjà en route vers les suivantes :

Notes

[1] Un peu petite, faut dire qu’on s’habitue bien à notre camion à la maison!

[2] Coucou Philippe!

Dominique

Volant une idée au meilleur bloggeur de l’univers connu, je partage avec vous tous un bien joli texte que j’ai joliment commenté.

Soeur Sourire, Dominique, paroles et musique: Soeur Sourire, 1959

Dominique, nique, nique S'en allait tout simplement, Routier, pauvre et chantant En tous chemins, en tous lieux, Il ne parle que du Bon Dieu, Il ne parle que du Bon Dieu

Passons rapidement sur la rime assez salace. Si vous l’avez vu, c’est que vous avez l’esprit aussi mal tourné que moi. La pauvrette ne devait pas le voir comme ça en son temps, de même que ses auditeurs.

Il s’agit donc d’un gars qui est aux commandes d’un camion dans lequel il chante et qui, où qu’il s’arrête, casse les oreilles à tout le monde en parlant de son Bon Dieu.

À l'époque où Jean Sans Terre, D'Angleterre était le roi Dominique notre père, Combattit les albigeois.

Bon, c’est clair, cela se passe aux alentours de l’année 1200. Du coup, on doit lui retirer son camion. Mais qu’était-ce qu’un routier en 1200? Mystère.

Quant aux albigeois, il est probable qu’il ne s’agisse pas des habitants de la riante cité française d’Albi; mais des cathares, hérétiques chrétiens du Moyen-Âge. C’était sûrement pour la rime. Il y avait aussi hautbois, gaulois ou encore bourgeois, tant il est vrai qu’on y croit moins.

Dominique, nique, nique S'en allait tout simplement, Routier, pauvre et chantant En tous chemins, en tous lieux, Il ne parle que du Bon Dieu (bis)

Pour son rôle dans une adaptation cinématographique, je verrai bien un mélange de Fernandel et Victor Lanoux.

Certains jours un hérétique, Par des ronces le conduit Mais notre Père Dominique, Par sa joie le convertit

C’est ma séquence préférée. Imaginez un méchant qui menace notre héros avec une branche de framboisier. Notre héros affiche un sourire niais comme on en fait plus[1] et le méchant devient croyant. C’est hyperfort, Dominique c’est Superman!

Dominique, nique, nique

Bon, bon, je ne reviens pas là-dessus. Autant c’était drôle la première fois, autant là, ça devient lourdingue!

 Ni chameau, ni diligence, Il parcourt l'Europe à pied Scandinavie ou Provence, Dans la sainte pauvreté

Ah, effectivement il n’a pas de camion, ni solex, ni diligence. Pas même de chameau; tant mieux, ça ne doit pas bien supporter la Scandinavie ces machins-là. Attardons-nous encore un instant sur le concept de sainte pauvreté : quelle différence avec une pauvreté ordinaire? Hormis le sourire niais..?

 Enflamma de toute école Filles et garçons pleins d'ardeur Et pour semer la parole, Inventa les Frères-Prêcheurs

Il est donc entendu par des garçons et des filles très en phase avec le sourire niais. Mais seuls les garçons peuvent devenir prêcheurs. Et les filles, elles font, là aussi, la cuisine et le ménage? Déjà qu’ils ne peuvent pas faire d’enfants…

Chez Dominique et ses frères, Le pain s'en vint à manquer Et deux anges se présentèrent, Portant de grands pains dorés

Ils ne bossent pas les gars ou quoi? Ça leur trouerai le cul de se remuer pour avoir un peu de quoi bouffer? Feignants! Et puis les pains dorés, ça se mange ou ça se vend pour acheter du pain ordinaire? Et les anges, ils ne pouvaient pas les leur donner anonymement? Pourquoi se présenter si ce n’est pour se faire-valoir? Moi, je suis tellement bon et humble que j’aurais laissé les pains dorés derrière la porte.

Dominique vit en rêve, Les prêcheurs du monde entier Sous le manteau de la Vierge, En grand nombre rassemblés.

Alors soit son manteau est énorme, mais alors on ne nous dit pas pourquoi; soit ils ne seront pas si nombreux. Oui, enfin non, parce que, manœuvre habile, elle nous dit qu’il s’agit d’un rêve. Et tout est permis dans un rêve. On pourrait y voir le précurseur des grands festivals hippies des 70’s : tout plein d’allumés sous une toile les pieds dans la boue.

Dominique, mon bon Père, Garde-nous simples et gais Pour annoncer à nos frères, La vie et la vérité.

Ah la gaîté, on revient aux fondamentales, comme le sourire niais. Tout ça pour propager la joie chrétienne. C’est-à-dire la joie pas drôle.

Notes

[1] Sauf en période de campagne électorale.

Une bonne information

Qu’est-ce qu’une bonne information, une information intéressante?

Peu enclin à lire la presse locale, nationale ou internationale, je me contente de fils RSS filtrés sur des mots clés pour mon information[1].

On a tous nos médias spécialisés pour nous tenir au courant de l’actualité de nos petites marottes : informatique, chasse, tricot, etc. Mais peut-on vivre sans infos locales? Nationales? Internationales?

Peut-on vivre sans savoir

  • que tel village alentour aura finalement bien sa fête du sel
  • qu’une pelle tombée sur la chaussée fait chuter une motocycliste

Je vous le demande ?

Idem au niveau national; peut-on survivre sans savoir

  • que trente mille pratiquants sont attendus dimanche à Berne pour la 7e édition du Jour du Christ
  • que pour protéger les troupeaux, la confédération compte sur les chiens de berger

De même, peut-on vivre sans avoir eu vent de ces news :

  • Afghanistan : au moins 39 morts lors d’un mariage à Kandahar
  • Mamba vert, python, vipère aspic… ces serpents en danger

Je ne sais pas en quoi une information peut être considérée comme intéressante. Tous ces exemples sont authentiques et me paraissent des plus insignifiants. Les médias nous font-ils avaler toutes ces choses pour que l’on ait l’impression d’être informé ?

On est soi-disant dans l’époque du journalisme-citoyen[2] où chacun peut tout savoir sur tout et tous. Mais à quoi ça sert de savoir toutes ces foutues conneries, sinon à perdre du temps?

Notes

[1] J’utilise Yahoo! Pipes qui n’est pas la panacée, mais ce que j’ai trouvé de mieux jusqu’ici.

[2] Haha!

Les goûts des mondes

Si je vous dis qu’un rouleau de printemps n’a pas le même goût à Pekin qu’à Lausanne, vous allez me dire qu’il s’agit là d’une évidence. C’est juste. Mais si je vous dis qu’il en va de même pour les produits de marque?

Il n’y a même pas besoin de partir vers l’empire du milieu: certains produits sont très différents entre pays voisins. Prenez l’ovomaltine: en Suisse, il est écrit en gros dessus Sans sucre cristallisé ajouté. Achetez une boîte d’Ovo en France, cette mention ne figure pas. Et pour cause: le sucre y est le deuxième ingrédient en quantité! Wikipedia en parle sur la page anglaise du produit: Ovaltine. Tant qu’on y est, savez-vous pourquoi dans les pays de langue anglaise on l’appelle Ovaltine? Parce que le type qui a rempli la demande de marque en Angleterre en 1909 a fait une faute[1]. C’est trop con, tiens!

Certains internautes n’ont pas hésité à demander à la source: dis, Monsieur Ferrero, pourquoi le Nutella il a pas le même goût en Allemagne, en Italie ou en France? Sympa, M. Ferrero a répondu: le NUTELLA allemand est différent du NUTELLA français. La composition a été réalisée pour répondre au goût des consommateurs allemands ou français[2]

Les marques s’adaptent aux goûts locaux, n’allez pas croire que c’est désintéressé.

Notes

[1] C’est la version retenue par Wikipedia; j’ai la flemme de creuser.

[2] Chapitre 4

Thriller!

Plus fort que Usual suspect, plus tendu que l’arc de Frère Jean, plus effrayant que Le silence des agneaux, plus stressant que La mort aux trousses:

  • Mettre dans la bouche de bébé une pleine cuillère de compote aux pommes quand, au même moment, il a une mimique qui peut faire penser à un éternuement imminent.

Jusqu’ici, j’ai eu de la chance, ma foi 🙂

Depeche Mode

Week-end chargé en concerts, ce dimanche c’était Sonia Grimm pour Zabou & maman et Depeche Mode pour papa 🙂

Bon sang… c’est la… cinquième fois que je les vois, sauf erreur. Chaque fois plus rock, Martin passe maintenant plus de morceaux à la guitare qu’aux claviers[1]

Bonne claque!

Reportage SF

Notes

[1] La version guitare de Question of time était une réelle bonne surprise

Alain Souchon

Voilà bien longtemps que je suis, de loin, la carrière d’Alain Souchon. Humour et simplicité, voilà qui résume aussi bien le bonhomme que le concert. J’en aurai loupé pas mal, des artistes, mais lui, c’est fait 🙂

J’ai 10 ans!

Voilà en effet 10 ans que je m’offrais le nom de domaine lzi.ch 10 ans que j’ai le site web, dix ans que j’ai mes adresses email @lzi.ch 10 ans que j’ai fermé les autres sites et les autres adresses email.

Et qu’est-ce que ça change, me direz-vous? Tout, naturellement. Et rien.

Rien parce que sans mon propre nom de domaine, je pourrais avoir des sites web et des adresses email.

Tout parce qu’avec le nom de domaine, tout est centralisé, rangé dans ma lolette, mon vaillant serveur à moi que j’ai. Et la fourmi est partageuse : les sites de mon frère, celui de ma mère, celui de ma belle-sœur, celui d’un ami sont hébergés sur ma lolette, dont certains directement sous lzi.ch.

Mais à part ça, à quoi sert son propre nom de domaine. À s’identifier tout d’abord. N’importe qui peut avoir facilement mes nom, prénom et adresse en cherchant qui est lzi.ch. Il sert encore à s’affranchir le plus possible des structures des FAI, plus encore quand, comme moi, on a son propre serveur. Ce qui pouvait sembler snob ou gonflé il y a 10 ans est presque la normalité de nos jours. Presque, car cette liberté a un — petit — prix. Un prix qui a considérablement baissé en 10 ans d’ailleurs : cette année ça me coûte 17.- par an; c’était près de 4 fois plus avant.

En 10 ans, lzi.ch a déménagé plusieurs fois, a connu deux lolettes, des suppressions de services, des tests et les magnifiques plantées qui vont avec.

Go ahead, my buddy!

Migration

Je suis passé de 2 PC Linux / 1 Mac à deux Macs / 1 PC Linux. Une migration assez originale et bien réussie. Si certains logiciels ne posent pas de problèmes (passer de Firefox à… Firefox!), d’autres sont plus compliquées. Mais j’ai même pu récupérer mes scripts bash, mes années de mails reçus/envoyés et la disponibilité de VirtualBox me permet d’avoir toujours une machine Linux dans mon Mac.

Il y a quand même des logiciels que j’ai dû abandonner pour d’autres. Le lecteur RSS par exemple : adieu Liferea sur Linux, bonjour Vienna sur Mac. Vienna est un logiciel libre et contient à peu près tout ce que j’utilisais dans Liferea. Il manque juste le filtrage des fils RSS, mais comme la source d’un fil peut être un fichier local, il est assez simple d’utiliser wget pour prendre le fil, le traiter avec bash puis de le sortir dans un fichier que Vienna pourra ouvrir. Un outil pour chaque tâche. Sinon, certaines commandes Unix sont en version BSD dans le Mac au lieu des versions GNU dans Linux. Pas de quoi fouetter un chat, mais quelques habitudes à revoir (Par exemple, ps auxf retourne une erreur à cause du f, faut que je me le mette en tête!). Reste à installer quelques trucs comme ClamxAV, ffmpeg et trouver quelques outils manquants (meld, tomboy, pdf shuffler ou verbiste). Enfin, X-Plane9, le simulateur de vol, est bien à l’aise avec la 9400M, ce qui permet de jolis voyages autour du monde.

Cerise sur le gâteau, le Mac fait moins de bruit que le barebone Shuttle et on peut le mettre en sommeil 🙂 Content.