Le Canada est mal fichu

C’est pas pour cafter, mais là, quand même, je me lève, et je tire la sornette d’alarme 🙂

  • Chicoutimi, c’est un quartier d’une ville au Québec.
  • Saskatchewan, c’est une province du Canada.

Quel dommage que Chicoutimi ne soit pas dans la Saskatchewan, ça ferai trop bien sur les cartes de visite!

Du coup, moi, je ne vais pas m’expatrier au Canada. Bien fait pour eux!

Mon père, ce blaireau

Certains pères sont des héros; le mien est un raté de première. Présentation.

Prologue

Tout ce billet raconte des histoires de famille pas très morales. Elles sont ici parce que ça m’a évité une thérapie de les taper au clavier[1], pour que je m’en souvienne et pour que mes propres enfants puissent savoir un jour, au cas-où. Vous voilà avertis. C’est pas du déballage, pas du règlement de comptes, juste un état des lieux. Dernière phrase avant l’avalanche, il est juste encore temps d’aller lire autre chose ailleurs.

Période rose

Je suis né peu après mai 68, mais son esprit[2] n’avait pas dû encore arriver dans le petit coin de campagne où habitaient mes parents, leurs parents et quelques autres. Au contraire de celle de ma mère, la famille de mon père est plutôt aisée et hautement patriarcale; les femmes ne décident rien, pas même le menu des repas. Elles ne font que servir les hommes qui, en retour, leur octroient quelques droits, mais surtout pas celui de disposer d’argent personnel. Leur place est en cuisine, même si le rôti-à-la-broche[3] et l’assiette de charcuterie pic-niquée dans le coin[4] les beaux dimanches sont l’occasion de voir les hommes faire la cuisine. Et, même là, les femmes ne se mettent pas à la table des hommes, surtout quand ils jouent aux cartes. Les hommes sont des roitelets, les femmes des vassales.

Arriver dans ce monde en tant que garçon et aîné est un plaisir[5]: tout tourne autour de vous! Tout le monde n’a d’yeux que pour vous: voici venu l’aîné de la plus solide et directe branche de la famille, l’Héritier, jouez hautbois, résonnez musettes.

Période verte

Toujours dans mon petit coin de campagne, le monde continue à tourner autour de moi, même après la naissance de mon petit frère. Ma grand-mère paternelle mettra toujours un point d’honneur à lui expliquer, quand arrivait mon anniversaire, que c’était la fête à Laurent et que donc c’était normal que lui n’ait rien. Dans un même élan, elle expliqua toujours, quand arrivait l’anniversaire de mon frère, que, quand même, c’était aussi un peu la fête à son grand frère, qu’il fallait partager et que je méritais bien quelques cadeaux itou. Pour ma famille paternelle, l’aîné est le descendant, les autres des viennent-ensuite. Mon père, revenons à lui, est d’ailleurs, vous vous en doutez bien, l’aîné. Enfin… Pas tout à fait.

Disons qu’il est le garçon le plus aîné; le plus aîné de la famille. Sa grande sœur a le grand désavantage d’être une fille! Une fille comme aînée, non, mais vous vous rendez compte! En plus, si on gratte un peu[6], c’est un peu plus compliqué que ça. Dans les années quarante, les distractions devaient se compter sur les doigts d’un manchot dans la vallée et ma grand-mère maternelle devait être un joli petit lot. Parce qu’elle a fricoté avec un des notables du village et qu’il en est résulté une petite fille. Et ledit notable était, lui, déjà marié. Scandale? Non, dans la vallée, si tout se sait, rien ne se dit. Mon grand-père épousera ensuite ma grand-mère et fera officiellement comme s’il s’agissait de sa propre fille, même si elle ne porta pas son patronyme[7]. Du coup, ma cousine et -surtout- mon cousin sont hors course pour devenir la prochaine branche noble de la famille, issus qu’ils sont d’une bâtarde. Mon père a donc une autoroute devant lui : quoi qu’il arrive, ce sera lui le patriarche, le chef de la famille.

De son côté, mon père grimpe à toutes échelles : professionnelle, il devient chef dans son usine; artistique, il devient directeur et compositeur de sa fanfare; féminine enfin, il plait de plus en plus aux dames, ce qui est une nouveauté par rapport à ses aïeux. Tout le monde l’admire, il devient égocentrique et son cerveau passe en mode one-way : il parle beaucoup mais n’écoute personne[8].

Période blanche

Sans que mon frère ou moi ne nous en rendions alors compte, vu notre très jeune âge, mon père n’était pas le modèle courant. C’était même plutôt le modèle courant-d’air. Les nuits où il dort à la maison sur une semaine se comptent sur les doigts d’une seule main. Avec tout ce monde qui l’admire partout, à la maison on ne fait pas le poids. Du coup l’endroit devient moins intéressant, moins fréquentable.

Il me revient en tête un jour, samedi ou dimanche, où nous étions partis avec lui en laissant maman à la maison. On retrouvait une dame et sa toute petite fille dans un restaurant. Au retour, dans la voiture, père nous demandait de ne pas dire à maman ce que nous avions fait. Il nous conseillait même de lui dire que nous avions parlé d’une émission télé de l’époque[9]. Oui, notre père nous demandait de mentir, à notre propre mère! C’est monstrueux!.. Mais nous étions petits et avions cette charogne en haute estime, alors on a menti sans même penser que c’était mal. Je me souviens aussi d’un soir, un peu plus tard, où ma mère était à la gym[10]. Il le savait bien, le bougre, c’est pour ça qu’il passait ce soir-là. À peine le temps de nous dire bonjour qu’il décharge déjà son linge sale, en charge du propre et fout le camp. Sa maitresse principale du moment n’aimait sans doute pas faire sa lessive. Pour tous les petits garçons du monde, le père est le modèle à suivre, absolument. Ainsi j’ai dit un jour à ma mère Quand je serai grand, je ferai comme papa: j’aurai une femme et beaucoup de fiancées! Cela devait sembler tout à fait normal, tout le monde ne faisait-il pas comme ça?

Mes deux grands-pères essaient, ensemble -ce qui est déjà exceptionnel- de raisonner le grand manitou, de lui dire qu’il a une famille et qu’il faudrait voir pour arrêter d’aller butiner hors du nid. Mais rien n’y fait; son propre père n’a plus d’emprise sur lui, l’élève a dépassé le maître, trop veux, plus dans son époque. On doit tout à l’homme nouveau et il est hors de question qu’il fasse un truc qu’il ne voulait pas faire. Sans y faire forcément attention, tout le monde se plie à ses volontés.

Période rouge

Plus tard, j’ai commencé l’école. J’y ai vu des tas de petits enfants, normal. J’y ai vu aussi des papas… Des papas avec leurs enfants?!? Mais qu’est-ce que c’est qu’ce binz? Je commençais à me rendre compte que les papas des autres étaient drôlement attentionnés avec leurs enfants, voire carrément présents. Les autres partaient le samedi en famille; chez nous papa partait seul. Et ne revenait pas avant dimanche soir.

De plus en plus, notre blaireau est désormais aux abonnés absents. La séparation officielle est un souvenir bien à part: le jour de mes 10 ans, ma mère a reçu les papiers de la séparation. J’ai alors insisté pour qu’elle les remplisse et renvoie le jour-même; lui disant que c’était là le plus beau cadeau à me faire cette année-là : mettre, de notre fait pour une fois, un peu de distance avec Monsieur.

Puis le divorce est prononcé, avec tout ce qui va autour. Le parâtre doit venir nous chercher un dimanche sur deux du matin au soir. Au début, il venait, nous apportait chez ses parents et repartait. De retour en fin d’après-midi, il mangeait avec ses parents et nous puis nous rapportait chez notre mère. Plus tard, ses visites furent de plus en plus espacées. Je me souviens de nombreux dimanches matins où, avec mon jeune frère, nous scrutions la fenêtre de la cuisine afin de voir passer sa voiture -facilement reconnaissable. Dix heures, dix heures et demie, onze heures… Avant midi, maman rangeait nos habits, signe qu’on ne partirait pas ce dimanche. Quelques fois même, nous voyions passer la voiture mais.. elle ne tournait pas, il allait se balader sans nous alors qu’il était convenu qu’il vienne… Quel père, digne de ce nom, peut faire ça régulièrement à des enfants de 10 ans environ? Je nous revois encore, avec mon frère, à attendre des heures devant cette satanée fenêtre de la cuisine.

Période orange

Peu après, nous avons appris que nous avions une demi-sœur, papa et la dame avaient eu une petite fille. C’est peu après cette époque qu’il arrête définitivement de venir nous chercher. Il ne nous amène plus chez ses parents et y amène la première fille de la dame et sa fille; on le saura des années plus tard en visionnant les archives des films super-8 du grand-père. Il doit probablement dire à ses parents qu’il nous voit sans nous amener chez eux. S’il pouvait mener ses enfants en bateau, je pense qu’il pouvait en faire de même avec le reste de la famille. Il devient aussi, un peu plus, pilier de bistro; il a la bière triste et humide. Il se fait une bonne réputation dans les cafés de la région.

Jour gris

Un jour, je devais avoir 18 ans environ, père m’appelle, il veut me parler. Grand dieu! Serait-il redescendu sur terre? Se serait-il rendu compte de son attitude? Aurait-il des regrets? Étant d’un tempérament plutôt positif[11], j’y vais, trop impatient d’entendre sa demande de pardon, ses explications, ses excuses. Il m’emmène dans un café et là, déjouant tous mes plans avec machiavélisme, il me pleure dans le gilet: la dame l’a viré! Il a même pas pu prendre ses chaussures, il est en chaussettes!! D’habitude, c’est lui qui les quittait, quoi, merde, c’est pas sympa de lui faire ce coup-là! Je suis estomaqué, les mots me manquent à l’époque comme aujourd’hui. Il ne se rend pas compte qu’il vient, une fois encore, de me tirer une balle dans le genou. Je dois avouer que je l’ai pas vraiment consolé…

Jour azur

Un autre jour, je devais avoir 25 ans, bien après toutes ces histoire, après avoir fait un trait sur ce monstre et, malheureusement, sur tout un côté de ma famille, je travaille au stand du Club Rock de la fête locale avec mon frère lorsqu’un pote à lui nous dit avoir vu notre sœur et qu’elle passera ce soir. Chic alors! Ce qu’elle fît, elle vint même avec sa (demi-)sœur (la première fille de la dame) et… notre père! Je suis de bonne humeur, les filles sont là : je lui laisse une chance. Las, je dois constater que ce foutriquet en est toujours à la même. Insensible au fait que c’est la première fois que tous ses enfants sont ensemble, avec lui, il débite ses formidables aventures au kilomètre, sans nous écouter, sans même nous laisser le temps de parler. Je ne pense même pas qu’il avait peur de ce qu’on pourrait avoir à dire; il lui manque juste, vraiment, une case. Il ne peut imaginer que nous ayons quelque chose à dire, nous. Quant à lui, son safari en Afrique, il n’avait rien d’autre à nous dire. Pitoyable.

Période bleue

Tant pis, nous on a pas attendu sur lui pour relancer nos relations sur des bases saines et expurgées de son empreinte. Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard j’ai de très bonnes et régulières relations avec mon frère, bien entendu, avec cette demi-sœur, qui n’a de demi que le nom et aussi avec cette sœur qui, sans même un demi dans le nom, l’est entièrement pour moi. Je suis fier de dire aujourd’hui que je les aime tous les trois et que j’apprécie chaque moment passé avec eux et leurs petites familles respectives. Nous n’étions tous qu’enfants à l’époque des faits, nous n’avons rien choisi. On peut le faire aujourd’hui, profitons-en.

Épilogue

Je ne suis pas là pour donner des conseils; ni aux enfants, ni aux parents. Autour de moi, je vois des papas qui quittent des mamans et des enfants. Je leur souhaite de ne jamais lire un tel récit venant de leurs enfants. Il n’en tient qu’à eux, à la façon dont il géreront cette difficile étape.

Notes

[1] Hahaha!

[2] Si toutefois il exista.

[3] Dont la broche est confectionnée par les hommes du clan, mécaniciens de père en fils.

[4] Stupide aire bétonnée en pleine forêt. Entourée de barbelés, elle est réservée au clan et aux familles amies.

[5] Avec la naïveté de l’enfance.

[6] Je ne l’apprendrai que plus tard.

[7] Faut pas pousser non plus!

[8] …d’autre que lui, donc.

[9] Système D pour les nostalgiques.

[10] Ah, les années 80!

[11] J’avais 18 ans, j’ai dit!

Same old Lol on da radio

Voilà un bon paquet de temps, j’ai envoyé, sans trop y croire, un dossier aux radios de notre jolie région. Je me proposais d’écrire des choses pour eux. Après être allé les voir à deux reprises pour en discuter, après plusieurs essais, voici venu le moment de dire que c’est en place; youpie!!

Mon parlé radio n’étant pas assez bon, c’est, pour le moment en tout cas, une autre personne qui parle dans le micro[1].

La rubrique -hebdomadaire- s’appelle Le chipotage de Zimmerli. L’idée ne vient pas de moi, mon égo n’est pas encore aussi enflé! Mais c’est une bonne idée, cela permet de personnifier un peu plus ce personnage qui se mettra en place peu à peu. Le but est de mettre la loupe sur des points de détail de faits, lieux, personnes et autres objets liés à notre région.

Voici la page où l’on peut écouter et télécharger ces petits moments de chipotage: Le chipotage de Zimmerli

Notes

[1] Merci Fabrice!

Post-op’

Voilà, pour la deuxième fois en dix mois, je sors d’une opération chirurgicale, d’une anesthésie générale, d’un grand moment dans le coton. De mon réveil à 9h du matin au souper vers 18h, je ne me souviens pas de plus de 15 minutes! Les yeux clos, j’ai passé la journée à me demander si un jour je pourrai de nouveau les tenir ouverts plus de 5 minutes. Et là, me voilà devant 3 semaines de repos sans rien porter, sans travailler, sans… Disons que j’ai le droit de faire dodo, de regarder la télé et de marcher entre les deux, inclue une visite aux WC de temps à autres. Bon, je ne suis pas le genre de type qui fait un marathon, une via ferratta et un triathlon pour l’apéro, mais tout de même : faut baisser le régime. Gasp.

Bonne nouvelle, j’ai le droit de lire aussi, je viens de me faire un Barjavel et j’en ai encore deux à me faire, coupé du dernier opus de Pierre Assouline. Omne tulit punctum qui miscuit utile dulci 🙂

Séjour pur Malte

Cette année nous avions besoin d’une destination pas trop loin, pas trop chère et très chaude à fin septembre. Après quelques recherches, nous nous sommes décidés pour Malte. Départ pour deux semaines dans un pays à peine plus grand que le canton de Genève et avec presque la même densité de population. Autant dire que les endroits déserts sont assez rares!

Pour un voyage avec de grands enfants ou entre adultes, une semaine peut suffire à en faire le tour. Mais avec notre petite fille de 20 mois, on a préféré rester cools et organiser une seule chose par jour. On a donc fait des villes, des plages, un water-fun-park et, quand même, deux endroits plus ruraux. En trois mots, Malte c’est chaud, historique et sale. Chaud, il n’a pas plu plus d’une heure durant deux semaines, et encore, en quatre ou cinq petites averses vite passées. Historique, les châteaux, les chevaliers, les églises, les temples pré-chrétiens… Les amateurs de vieilles pierres peuvent réserver pour un mois complet! Sale, tout le monde y jette tout et tout le temps. Le ministre de l’écologie a du pain sur la planche[1].

Mais on s’est bien régalé tout de même. Les villes de Marsaxlokk et Mdina sont des havres de paix et de beauté. Les plages de Golden Bay (Malte) et Ramla Bay (Gozo) sont de bons compromis entre baies de cailloux et plage club med. Le pays est très bien desservi par les transports en commun, même si certains bus datent de l’époque des chevaliers et certains chauffeurs sont aussi sympathiques que les plus revêches de nos guichetiers de la poste.

Dédicace spéciale pour l’Hostel Maria Giovanna à Marsalforn et son équipe très gentille.

Quelques photos de Malte faites par votre serviteur.

Notes

[1] Pour autant que le poste existe au sein du gouvernement maltais!

Collage

Sur la colonne de droite, un nouveau lien : Collage photos. On peut y voir un collage de photos prises sur le web en cherchant certains mots qui me sont chers[1]. La composition de l’image change chaque minute demi-heure[2].

Attention nez en moins[3] : Comme aucun humain ne vérifie les photos, on pourrait y trouver des images parfaitement inconvenantes. À vos risques et périls, donc.

Collage photos

Notes

[1] Non, je ne les donnerai pas!

[2] C’est bien assez souvent!

[3] Oups!

Culer

J’aime bien les dictionnaires, on y apprend plein de choses, importantes ou pas.

Par exemple, cette magnifique définition dans le Littré:

CULER
(ku-lé) v. n.

1° Terme de marine. Aller en arrière. Mettre ou brasser les voiles à culer.
Le navire est masqué par une épouvantable rafale et forcé de culer entre une mer horrible, , Presse scientifique, t. II, p. 417.
Le vent cule, il souffle d’une direction plus d’arrière qu’auparavant.

2° Fig. Reculer en parlant des personnes et des animaux.
On dit aussi la charrette cula.

Vérification sur le XMLittré: Culer

Au nom de tous les leurs

D’où viennent les noms propres de lieux géographiques? Qui décide du nom de telle montagne ou de tel lac? En fait, c’est un peu chaotique. Quelques exemples.

L’océan Pacifique

En 1520, Magellan, explorateur portugais, nomme ainsi l’océan à cause du temps calme rencontré en naviguant dessus. Mais notre héros est tout surpris de trouver un océan vide. Les seuls îlots qu’il approche ne lui permettent pas d’accoster. Du coup, tout son équipage est atteint des maladie alors en vogue dans ce genre de cas: scorbut et béribéri. Ils finissent quand même par arriver aux Philippines, notamment à l’île de Lapulapu. Mais les habitant de cette dernière ne voient pas les européens comme des amis et les attaquent. Magellan lui-même sera tué par une horde de sauvages à moitié nus qui, eux, ne l’étaient pas, pacifique. À noter près de cinq siècle plus tard, l’humour qui se cache dans l’expression Guerre du Pacifique, utilisée lors de la seconde guerre mondiale.

La Vilaine

Du temps des Francs[1], ce fleuve se serait appelé Vicenonia, le nom d’une déesse qui aurait signifié la « Victorieuse » ou la « Combattante ». Au fil de l’histoire, le nom serait devenu Visnogne, Visnègne puis Vislaine avant de devenir, donc, la Vilaine. Quand même, se servir de l’histoire pour expliquer un passage de Victorieuse à Vilaine, faut oser!

Mount Maunganui

Cette montagne de Nouvelle-Zélande a un nom dit pléonasmique. En effet, en Maori, Maunganui signifie Montagne. C’est donc le Mont Montagne! Notons qu’il existe des centaines de cas identiques de par le monde: Mississippi signifie Longue rivière, Gobi signifie grand et sec, etc.

Taumatawhakatangihangakoauauotamateaturipukakapikimaungahoronukupokaiwhenuakitanatahu

Les Néo-Zélandais savent aussi donner des noms plus originaux à leurs collines, hein! Pas facile à dire sans reprendre son souffle, même si on est du coin. Ce nom signifie Le sommet où Tamatea, l’homme aux gros genoux, le grimpeur de montagne, le marcheur invétéré, joua de la flûte à un être cher en Maori. Finalement, le Mont Montagne, c’est pas si mal 🙂

Parc national Kruger

Sis au nord de l’Afrique du sud, ce grand parc national doit son nom à Paul Kruger, qui, en 1896, fît en sorte que le parlement du Transvaal accepta la création de cet espace. Mais ce cher Paul n’a pas fait que ça dans sa vie, il est notamment connu pour avoir été l’un des principaux dirigeants de l’Afrique du sud à résister aux anglais[2]. Nationaliste, inspiré uniquement par les Saintes-Écritures, il a finit sa vie exilé en Suisse où il meurt en 1904. Il est question de rebaptiser le Parc Nelson Mandela.

Notes

[1] Le peuple, pas la monnaie!

[2] Guerres des Boers.

Des confettis contre l’escroquerie

L’usurpation d’identité n’existe pas que sur internet. Si on prend ses précautions pour avoir des mots de passe compliqués[1] et pour protéger son numéro de carte de crédit en vérifiant notamment le petit cadenas en bas de fenêtre avant de le taper, il est également dangereux de laisser circuler des factures, où figurent vos numéros de client, relevés bancaires et autres courriers privés.

Aussi, j’ai acheté un destructeur de documents. Petit, pas cher et qui réduit mes A4 en copeaux de 4x40mm. À ceux que ça tente, je recommande d’éviter le modèle qui fait des bandelettes en coupant juste en vertical: trop facile à reconstituer.

Lire à ce sujet:

Notes

[1] Et sans les noter sur un post-it!

Picnic en famille

Suite à ma liste de voyage, voici une version pour partir serin avec bébé un enfant en bas âge en picnic.

À digérer

  • De l’eau pour tout le monde en bonne quantité
  • Une petite bouteille pour l’apéro
  • Un saucisson pour accompagner la bouteille
  • Viande à griller ou sandwich s’il n’est pas prévu de feu
  • Chips, pain
  • Fruits, biscuits
  • Légumes, salade
  • Dessert sucré (biscuits, cake, etc)
  • Si bébé ne mange pas encore comme les grands, prévoir son petit pot voire le lait en poudre avec bib et eau chaude
  • De l’argent liquide : là où il y a des visiteurs, il y a souvent des vendeurs et une glace pourrait être bienvenue!

À ne pas digérer

  • Assiettes (carton/plastique)
  • Gobelets
  • Quelques couverts
  • Couteau suisse
  • Crème solaire
  • un ou deux clips de fermeture (chips, etc)
  • Veste/pull en cas de fraîcheur
  • Chapeaux, lunettes de soleil
  • Quelques jouets
  • Des mouchoirs ou du papier ménage
  • 2-3 couches, lingettes et crème
  • Un rechange pantalon/culotte pour les accidents de début de propreté
  • Aspivenin

Pour un éventuel feu

  • Grille ou barquettes alu
  • Allumes-feu, papier et briquet/allumettes
  • Charbon